L’appel d’offres public qui n’a pas eu lieu

En réaction à l’article de François Bourque «Réseau de transport structurant: l’autre scénario pour le pôle d’échanges de l’ouest» du 23 sept

Au printemps 2018, lorsque le projet de tramway a été mis sur la table, le choix du pôle d’échanges ouest fait à l’automne 2017 en vue d’un réseau structurant n’a pas été remis en question par la Ville de Québec/RTC.

En effet, nous pouvons supposer que comme la Ville de Québec avait déjà choisi d’implanter le pôle d’échanges ouest sur le terrain du projet Le Phare depuis 2017, il lui semblait plus simple de dessiner un tracé de tramway desservi aussi par ce même pôle d’échanges Ouest situé sous le bâtiment projeté «Le Phare».

Nous avons appris que c’est par appel de propositions sur invitation, auprès seulement de deux promoteurs, que le RTC a choisi en 2017 l’emplacement du pôle d’échanges ouest, plutôt que par appel d’offres public. Au surplus, grâce à la Loi sur l’accès à l’information, nous savons aussi que le deuxième promoteur invité par le RTC était L’Industrielle-Alliance. À cet égard, si le RTC avait procédé par appel d’offres public plutôt que par appel sur invitation, rien n’exclut que d’autres propositions intéressantes auraient pu être soumises au bénéfice du projet.

Également, ce qui est d’autant plus surprenant, c’est que cet appel d’offres sur invitation en 2017 comportait uniquement un guide de design des infrastructures et des critères d’évaluation des propositions. Pourquoi ne pas avoir introduit les autres règles habituelles en matière d’appel d’offres?

Comme le mentionne le journaliste François Bourque dans son article «Il n’y a pas de raison de douter de l’équité du processus de sélection». Par ailleurs, on peut certainement se questionner sur la pertinence, à l’automne 2017, de choisir un tel processus sur invitation au détriment d’un processus d’appel d’offres public. En effet, un appel d’offres public tenu, selon des règles rigoureuses et efficaces, ouvert à tout promoteur intéressé dans un périmètre approprié, n’aurait-il pas été pour le RTC/Ville de Québec un moyen normal et transparent pour trouver le site du pôle d’échanges ouest?

En septembre dernier, il semble que le soumissionnaire Groupe Dallaire n’avait toujours pas de contrat ferme avec la Ville/RTC sur le pôle d’échange ouest, et ce, malgré que l’appel de propositions soit terminé depuis l’automne 2017. Comment ou en vertu de quelles règles la soumission de Groupe Dallaire a-t-elle été prolongée depuis tout ce temps? On peut se poser légitimement la question d’autant plus que le projet «Le Phare» serait maintenant retardé de deux ans.