L’ancienneté qui décourage!

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
En réaction au point de vue Il manque 1000 enseignants et plus... pas surprenant de Mme Murielle Larouche paru le 9 septembre.

J’ai apprécié le point de vue bien documenté de Mme Larouche. Il y a longtemps que je dis que déterminer les postes par ancienneté comme maintenant mène à un cul-de-sac. Alors que ce devrait être du personnel expérimenté qui s’occuperait des tâches plus lourdes et complexes, on les refile aux jeunes sans expérience! Totalement illogique.

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On fait tout pour les décourager et les pousser à démissionner, et après on se plaint du manque de personnel! Qui veut d’un emploi sans permanence et dans lequel on se fait toujours systématiquement refiler les gros problèmes par les plus anciens employés? Si on veut vraiment attirer des jeunes, il faudra changer cette façon de déterminer les postes. En ce sens, les plus vieux employés et les syndicats ont une grande réflexion à faire.

André Michaud, Québec

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DANS LA RUE AVEC UN MASQUE

Marcher dans la rue avec un masque, c’est ce à quoi ont dû se résoudre les Parisiens pour ralentir la propagation du coronavirus. Et c’est peut-être ce qui nous attend si nous ne réussissons pas à inverser les tendances.

La mesure sanitaire n’a que peu d’effet sur la probabilité de transmission du virus entre passants. Elle en a cependant tout un pour identifier ceux et celles qui font fi de l’obligation de porter un masque, parce qu’ils et elles ne peuvent alors plus se soustraire à la surveillance policière. C’est pour ainsi dire une excellente mesure d’exposition et de détection de la délinquance.

Y arriverons-nous dans un avenir prochain? On verra, mais en attendant, faudra peut-être s’y préparer psychologiquement. Avis aux anti-masques qui nuisent aux efforts collectifs: vous risquerez alors, au sens figuré aussi bien qu’au sens propre, d’être démasqués!

André Verville, Lévis

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L’EXPERTISE DE JOANNE LIU

«Nul n’est prophète…» et «Mieux vaut tard que jamais!»

La suite connue du premier proverbe s’applique bien au manque de classe avec lequel les autorités du ministère de la Santé ont réagi à l’offre de services de la Dre Liu au plus fort de la première vague de la pandémie! Une décision aussi incompréhensible qu’aberrante et dont on ne sait trop si elle est le reflet d’un manque de vision, d’une étroitesse d’esprit, d’une erreur de jugement ou pire encore… d’un joyeux mélange des trois!

Dans un ministère devenu synonyme de monstre de bureaucratie, les responsables de cette aberration n’ont pas été identifiés, ne se sont jamais expliqués et, rien de rassurant, sont sans doute toujours en poste! Et encore plus gênant pour les auteurs de cette bourde: la reconnaissance de l’expertise de la Dre Liu vient maintenant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle fait partie des onze sommités mondiales qui formeront le comité d’enquête sur la réponse de l’OMS à la pandémie. Cherchez l’erreur!

Souhaitons que le ministre et les bonzes du ministère de la Santé fassent amende honorable car, pour la suite des choses, «mieux vaut tard que jamais»!

Jean-Paul Plante, Magog