Pour l'auteur de cette lettre d'opinion, il serait incongru de ne pas inclure dans le projet de transport collectif la ville de Lévis.

L’alternative des cabines sur rail suspendu autonome

Aux membres du collectif «J’y vais en métro»

C’est avec un grand intérêt que je vous ai lu dans le Soleil du samedi 10 novembre à la rubrique «Point de vue», concernant votre sujet «Le métro, la meilleure solution pour Québec». Je me réjouis de voir qu’il pourrait y avoir enfin un débat d’idée sur le futur transport structurant.

L’inefficacité signée tramway

Pour avoir utilisé le tramway de la ville de Nice ainsi que celui de Bordeaux, j’en conclus que ce système est dépassé et surtout inefficace. En effet, la vitesse est tout au plus de 25 km/heure et ses arrêts sont fréquents.

Très populaire dans ces deux villes, le nombre de passagers déborde à chaque parcours, devenant sans contredit très désagréable pour les usagers. De plus, nos conditions météo au Québec rendent l’entretien des voies ferrées en hiver problématique. J’ajouterai un élément important au péage des usagers, j’ai remarqué que la majorité des utilisateurs (75 % + ou -) ne validait pas leur billet, alors comment rentabiliser une telle infrastructure si seulement 25 % des personnes paient leur dû.

L’alternative

L’alternative que vos membres du collectif proposent est mieux en efficacité que le tramway, mais en regardant le projet métro proposé, le coût est 10 fois supérieur que les cabines sur rail suspendu autonome.

Maintenant, regardons l’efficacité de plus près et prenons comme exemple le parcours suivant : du futur projet le Phare de Sainte-Foy vers le carré d’Youville, il y a neuf arrêts de métro, en considérant seulement le temps d’arrêt (neuf fois deux minutes), il s’écoule au moins 18 minutes pour 8,5 km de parcours, sans oublier le temps du trajet.

Or, le système de cabine aérien sur rail ne fait pas d’arrêt, c’est-à-dire qu’il voyage du point A au point B sans faire aucun arrêt, alors pour parcourir la même distance, cela ne prendrait que sept minutes (8,5 km à la vitesse de 50 km/heure).

Pour terminer, il serait incongru de ne pas inclure dans le projet de transport collectif la ville de Lévis. En effet, investir 3,3 milliards $ de l’argent de l’État québécois pour favoriser seulement la ville de Québec pour un maigre parcours de 23 km me semble très discutable.

Un vrai débat de société s’impose.

Rock LaBerge, Lévis