La saison des symposiums de peinture

Devant moi le dépliant du Festival DécouvrArts du vieux Cap-Rouge et une liste de nombreux artistes explorant le langage pictural avec grande virtuosité.

C’est le début de la saison des symposiums de peinture dans toutes les régions du Québec. Une explosion de créativité épousant cet élan de renouveau propre au printemps. Du spontané, de l’intuitif qui dépasse la logique rigoureuse et la politique stressante. Par la couleur et ses nuances illimitées, traduire sa vision du monde affranchie de la réalité morose. Des symposiums partout avec une abondance impressionnante d’images de tant de paysages aux perspectives sans limites. Une multitude d’artistes nous invitant à retrouver cette folie envoûtante de nos dessins d’enfance. C’est la première manifestation de ce réveil de la nature dont l’amplitude sera accentuée par le grand festival d’été.

Douglas Beauchamp, 

Artiste peintre, Québec

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SANS RENDEZ-VOUS AU CLSC HAUTE-VILLE

Avant la réforme Barrette, je n’avais qu’à faire cinq minutes de marche et à m’asseoir dans la salle d’attente pour voir un médecin au CLSC Haute-ville. Depuis, je dois me rendre à la clinique Proactiv santé dans Saint-Roch. C’est marqué «sans rendez-vous» mais il faut quand même prendre un rendez-vous. Mon épouse doit s’y rendre le matin juste pour réserver une place, et ensuite je peux m’y rendre à l’heure prévue, en après-midi. Le tout en autobus ou en voiture. Tout un défi quand on a un petit en larmes sur les bras.

Il y a un système de réservation en ligne mais je m’y suis cogné le nez dessus à quelques reprises. Au lieu de m’offrir un rendez-vous, l’application tentait plutôt de me rediriger dans une autre clinique.

Le faubourg Saint-Jean est l’un des quartiers les plus denses au Canada. Une clinique de santé accessible sans rendez-vous n’y est pas un luxe. La réforme Barrette promettait d’améliorer l’accès à un médecin de famille. Pour moi, c’est l’inverse qui s’est produit.

François Gosselin Couillard, Québec