Descendant de l’ex-premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, le premier ministre Justin Trudeau est lui-même un chef que l’on pourrait qualifier d’héréditaire, bien que discontinu.

La nation canadienne gouvernée par des «chefs héréditaires»

POINT DE VUE / Encore aujourd’hui, la nation canadienne est sous la gouverne de «chefs héréditaires» de la monarchie britannique, longtemps colonialiste et à laquelle les Canadiens continuent de prêter allégeance.

Descendant de l’ex-premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, le premier ministre Justin Trudeau est lui-même un chef que l’on pourrait qualifier d’héréditaire (bien que d’un règne discontinu). Le premier geste honorable et significatif de Justin Trudeau, dans les circonstances actuelles, serait de s’asseoir avec ses homologues des Premières nations, ici les chefs héréditaires de la nation Wet’suwet’en. 

Victime du colonialisme canadien, cette nation ne cherche qu’à faire valoir, de manière pacifique, leurs droits les plus fondamentaux, dont la souveraineté de leur territoire non cédé au Canada. Seul un dialogue d’égal à égal, entre chefs de nation, peut permettre de dénouer une impasse et régler un différend aussi important et qui dure depuis aussi longtemps. 

Le Canada est signataire de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2007. Le moment est venu pour le gouvernement de Justin Trudeau de respecter cet engagement, de concrétiser ses promesses et d’accorder aux peuples autochtones la considération, l’importance et la place qui leur revient. Pourquoi? Parce qu’on est en 2020.