Widemir Normil

La maladie mentale fait partie de la diversité

POINT DE VUE / En réaction au Point de vue «Message québécois pour la Journée mondiale du théâtre 2019» de Widemir Normil paru le 27 mars.

Je voudrais attirer votre attention sur la diversité abordée par Widemir Normil dans son texte sur la Journée mondiale du théâtre. Il y a évoqué les cultures, les langues, les religions et les orientations sexuelles. Or, un groupe d’oubliés y brille par son absence : les gens aux prises avec une problématique de santé mentale… et j’en suis!

En ces temps de débats sociaux, on peut dire sans se tromper que diversité rime avec inclusion, acceptation et préalablement compréhension humaine. Il faut de tout pour faire un monde, dit-on souvent. Et ces trois éléments précités contribuent à le bâtir… d’où la beauté de notre Québec, brillamment exposée par mon confrère Normil!

La maladie mentale ne doit pas échapper à cette règle. Ceux qui en souffrent. Ceux qui la gèrent, intervenants et aidants naturels inclus. Et tout le reste du peuple, aussi! A priori, si on applique la maxime voulant que cela n’arrive pas qu’aux autres. Et un coup parti, les exclus de la société : la population carcérale.

La maladie mentale peut parfois en découler. Et même y trouver son prolongement. L’intervenant social Gilles Simard parlait de ne pas tuer l’espoir, en référence à la lourde sentence du tireur de la Grande Mosquée. Lequel fut victime d’intimidation, comme moi. Bref, mieux comprendre, pour que la flamme de l’espoir puisse toujours brûler.

À cet égard, une lecture publique de ma pièce intitulée Le pouvoir d’intimider sera présentée le 17 mai au Complexe Méduse, dans laquelle il sera question d’intimidation judiciaire. Je suis fier d’annoncer la collaboration des Merveilleuses Têtes Heureuses, troupe spécialisée en santé mentale, à cette lecture.

«Nou doué apran»... de la maladie mentale, aussi!