La mise en place d’un tramway exige le déplacement et la réfection de toutes les infrastructures souterraines. Que des fonds publics soient disponibles n’autorise en rien ce gaspillage éhonté de centaines de millions de dollars.

La lubie du tramway

Selon le RTC, les autobus contribueraient au problème de la circulation à Québec et le retour du tramway serait prétendument la solution miracle? Pourtant, ce mode de transport a déjà été abandonné entre autres parce qu’il s’empêtrait dans la circulation qu’il contribuait ainsi à empirer.

Évitons le gaspillage de fonds publics.

La mise en place d’un tramway exige le déplacement et la réfection de toutes les infrastructures souterraines (bonnes pour pratiquement 100 ans). Que des fonds publics, d’autres paliers de gouvernement, soient disponibles n’autorise en rien ce gaspillage éhonté de centaines de millions de dollars.

Prenons note de notre contexte géographique. De Sainte-Foy, pas moins de 12 voies de circulation convergent en entonnoir vers le secteur de la Colline parlementaire. Pour améliorer la circulation, on pourrait élargir ces voies de circulation (à grands frais) ou contenir, voire diminuer le nombre d’automobiles empruntant ces artères.

Quel est le besoin à combler au juste? Il faut prioritairement un moyen de transport collectif qui répondra entre autres au besoin de déplacements multiples quotidiens des citoyens (pas seulement l’aller-retour travail-maison).

Pourquoi ne pas d’abord penser à la sécurité? Pensons à la problématique de sécurité de la seule traverse entre le centre d’achats Laurier Québec et le CHUL sur le boulevard Laurier à Sainte-Foy. En installant un tramway au milieu d’une artère, les usagers devront marcher du trottoir pour se rendre au milieu de la rue pour y embarquer ou en sortir (et ce, à chaque arrêt). Tout nouveau système devra nécessairement être situé à 100 % hors-rue, (aérien et/ou souterrain). Il devra être mu par l’électricité et être entièrement automatisé afin d’offrir un service au meilleur coût possible à long terme.

Essayons dès maintenant de penser autrement. L’étalement urbain étant consacré, la capacité d’absorption d’un plus grand nombre d’automobiles au centre-ville est déjà atteinte, voire dépassée. Il faut donc offrir un service efficace pour intéresser ces automobilistes.

Pouvons-nous nous permettre ce genre de projet? Ce seront des décisions politiques importantes à prendre. Voyons voir si nous aurons des politiciens réellement visionnaires ou simplement non-voyants en matière de transport structurant.

Henry Jenkins, ex-conseiller municipal, Ville de Sainte-Foy et Ville de Québec