Des manifestants brandissant une image de George Floyd à Detroit, au Michigan, le 30 mai dernier.
Des manifestants brandissant une image de George Floyd à Detroit, au Michigan, le 30 mai dernier.

La justice n’a pas de couleur de peau

POINT DE VUE / La mort tragique de George Floyd, m’a rappelé celle de Martin Luther King. Cet homme plus grand que nature était en communion avec sa communauté. Même combat que Mandela. Il a lutté toute sa vie pour des principes de justice et de liberté. Probablement que M. Floyd avait ces deux géants comme maître à penser. Aujourd’hui, mon cœur est rempli de dégoût profond face à toute forme de racisme.

L’espoir de vivre en paix dans sa communauté n’est pas acquis pour une personne de couleur aux États-Unis et dans une moindre mesure au Canada. Aux États-Unis, ils ont eu besoin d’une guerre de Sécession pour abolir l’esclavage. Le président Abraham Lincoln s’est fait assassiner pour avoir permis aux noirs d’être considérés égaux comme les autres hommes.

Il m’apparaît clair qu’il y a des nostalgiques d’une Amérique qui prône le suprémacisme blanc. Ces adeptes du Ku Klux Klan à l’esprit étroit sont dérangés et potentiellement dangereux. Dans un pays qui autorise et encourage les armes en vente libre dans les magasins, il est difficile de vivre sans avoir peur.

Et si, en plus, les forces de l’ordre sont hargneuses contre les gens à la peau noire, alors il n’y a pas de justice possible. La protection policière pour chaque individu est essentielle dans une société de droit.

Si l’assassin de mes enfants est un policier, j’ai un sérieux problème.

J’en arrive à la réflexion que les États-Unis d’Amérique ne sont pas vraiment unis entre leurs différentes communautés. Bien, je sais qu’ici au Canada, il y a des gens racistes et même s’ils sont minoritaires, cela est préoccupant.

Je souhaite que les manifs non violentes pour George Floyd ne soient pas juste un feu de paille, mais un brasier qui purifiera le cœur des hommes.

Et comme disait Martin Luther King: «I have a dream.»