Jean-François Gosselin

La guerre à l’automobile... électrique

POINT DE VUE / Jean-François Gosselin n’y est pas allé avec le dos de la cuillère lorsqu’il a affirmé que la Ville de Québec avait déclaré la guerre à l’automobile, mais on comprend qu’il prend à cœur son rôle de chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec.

Ce qui ne nous empêche pas de nous poser la question. Bien sûr, on va tenter de convaincre les gens de délaisser leur transport individuel pour des transports collectifs, mais est-ce vraiment la guerre? Si c’est le cas, on la déclarerait peut-être au moment où l’ennemi est sur le point de se métamorphoser.

Parce qu’à la base, c’est dans la nature des choses. Plus une population est concentrée dans un espace urbain, plus les déplacements à pied, à vélo ou par des transports collectifs tombent sous le sens et plus l’encombrement associé aux voies de circulation et au stationnement des moyens de transport individuels les rend inefficaces. C’est aussi simple que ça.

On devrait plutôt se préparer dès maintenant à changer de discours et d’état d’esprit vis-à-vis de l’automobile. Dans 20 ans, une majorité de celles-ci seront mues à l’électricité, avec zéro émissions, exactement comme le tramway. Plusieurs seront même autonomes, faisant exploser les possibilités de les partager et leur donnant accès à des sites et distances de stationnement auxquels nous n’avons même pas encore pensé. Sans ennemi polluant à abattre, serons-nous alors toujours aussi en guerre contre l’automobile... électrique?