La gouvernance privilégiée à Québec

Jacques Parizeau disait que l’État doit protéger «son monde», exprimant ainsi une obligation pour les gouvernements et les municipalités de sauvegarder la santé, la sécurité et le bonheur de la population. À Québec, on n’est pas dans ce schème d’action publique.

En effet, l’urbanisation à outrance est maintenant la gouvernance privilégiée. Dorénavant, on érigera des logements sociaux pour ainés au-dessus des toits des centres commerciaux parce que les promoteurs ne veulent pas en inclure dans les zones résidentielles. Pourtant, les ainés et les personnes moins fortunées ont droit à un environnement humain plutôt que commercial ou d’esprit néolibéral. On veut aussi augmenter la densification dans les secteurs résidentiels en remplaçant la pelouse par la brique et le béton ou, ce qui est particulièrement insolite, par un logement sur le toit du garage. Ce sera les horreurs urbaines et le multilogement rationalisé à tout crin. Pour la beauté, les espaces verts et la tranquillité recherchés par les familles, ces dernières devront aller en étalement périphérique. Pourtant, c’est une situation que l’on voulait combattre.

Jean-Marie Desgagné, Québec