«Il y a aussi un autre service essentiel qui reprendra son service au transport adapté bientôt plus intensivement, c’est le transport par taxi, et la distanciation y est impossible. D’où la nécessité des séparateurs de plastique en plexiglas», estime France Croteau.
«Il y a aussi un autre service essentiel qui reprendra son service au transport adapté bientôt plus intensivement, c’est le transport par taxi, et la distanciation y est impossible. D’où la nécessité des séparateurs de plastique en plexiglas», estime France Croteau.

La distanciation dans les taxis

POINT DE VUE / La distanciation est l’une des règles les plus importantes pour combattre le coronavirus. Or, elle n’est pas toujours possible dans certains services essentiels, comme dans les services de soins à domicile, d’où le port de masques de procédure et gants par les préposés.

Or dans l’un des services déclarés essentiels par le gouvernement, le transport, qu’il soit urbain, adapté ou par taxi, cette règle n’est pas non plus toujours possible, par exemple au transport adapté, quand des chauffeurs doivent porter assistance à des usagers (attachement de fauteuils et d’usagers, assistance à des personnes handicapées visuelles ou en perte de mobilité, etc.)  D’où la nécessité de masques de procédure, comme pratiqué au transport adapté à Montréal, et revendiqué également à Sherbrooke par le RUTASM et pour tous les services de transports adaptés.

Mais il y a aussi un autre service essentiel qui reprendra son service au transport adapté bientôt plus intensivement, c’est le transport par taxi, et la distanciation y est impossible. D’où la nécessité des séparateurs de plastique en plexiglas. 

 Le 5 mai, j’ai refusé un taxi qui n’avait pas de séparateur de plastique. Car ce plastique notamment en plexiglas protège et le chauffeur et l’usager, en limitant les gouttelettes pouvant contenir le fameux virus et qui circulent entre le chauffeur et l’usager, lors de conversations ou éternuements et lors du paiement. Il ne faut jamais oublier que le chauffeur autant que l’usager peuvent être asymptomatiques.  

Le ministère des Transports a recommandé aux chauffeurs de taxi de se laver les mains, de nettoyer leur taxi, mais rien concernant un séparateur. À cause des coûts? Ces séparateurs sont pourtant de plus en plus répandus chez les personnels aux caisses et à l’accueil, et même les chauffeurs au transport urbain à la STM pourront en bénéficier bientôt.  

Le MTQ devrait payer aux chauffeurs de taxi cette mesure de protection, comme son gouvernement paie les masques, gants et recouvrements de protection pour les personnels reliés à la santé.  

La distanciation doit exister partout où c’est possible, ou alors doivent être fournis les moyens pour compenser et protéger les personnes qui ne peuvent pas la pratiquer, surtout pour un service essentiel.