La course aux chefs

PQ, PLQ, PC : ces partis politiques sont à la dérive après de grandes gifles électorales les invitant à revoir en profondeur leurs orientations maladroites. C’est le cheminement inéluctable de toute formation politique ayant accédé au pouvoir et ayant été grugée par les exigences de gouverner.

Le jeu périlleux de la démocratie avec tant d’imprévus faisant appel à une lecture d’attentes presque impossibles. C’est l’art de traduire efficacement les promesses séduisantes, de jongler avec les déficits, de formuler avec audace et astuce des stratégies de gouvernance efficaces. 

Et le peuple sait évaluer impulsivement, sévèrement, les erreurs de parcours. C’est la défaite qui ébranle la structure du parti. C’est la remise en question de la compétence du chef. L’émergence de candidats ambitieux sollicitant des appuis. C’est la course des chefs ayant le potentiel de reprendre le volant. Peu importe les noms, les rumeurs, les luttes internes, la couleur des partis et toute la turbulence des cabales, on assiste à une opération d’image aux effets vendeurs! Du charismatique en quelque sorte qui accroche, qui allume des espoirs, qui engendre une tendance comme une euphorie carnavalesque! 

Le Parti québécois, depuis longtemps en convalescence, embourbé dans la tergiversation, n’a pas de candidat prometteur. Le Parti libéral du Québec, accablé par tant de mesures impopulaires, n’a pas d’aspirants-chefs vedettes. Sur la scène fédérale, les bleus libérés d’un dirigeant sans panache devront bien lire le Canada et surtout le Québec.


Douglas Beauchamp

Québec