La bataille de Jean-Talon

POINT DE VUE / Le trois décembre prochain, on ne saura pas qui aura gagné le comté de Jean-Talon; car dans ce comté la question n’est pas de savoir quel sera le parti gagnant ou qui sera notre députée (Bourdon ou Boutin), la question est de savoir si notre députée remplira son mandat jusqu’à la fin.

Dans une chronique récente, François Bourque soulignait que dans ce comté, les trois derniers députés de Jean-Talon, tous libéraux et anciens ministres, avaient démissionné avant la fin de leur mandat.

Parmi eux, Philippe Couillard aura réussi, comme politicien, à forcer la tenue de deux élections partielles, en 2008 dans Jean-Talon et 2018 dans Roberval. Est-il cynique de constater que ces seules partielles, qui ont coûté 1 175 000$, furent provoquées par le départ du père de l’austérité budgétaire. Oh, pardon, de la rigueur! Bel exemple! 

La bouffonnerie récente de Madame Dorion (devrais-je l’appeler «Cathy» ou «Cathou» pour faire moi aussi mon petit comique de monde ordinaire ?) a probablement coûté moins cher. Mais faudrait-il attacher ces députés à leur siège quand ils jettent la serviette après avoir gagné notre confiance ? En cas de départ anticipé volontaire, quand aucune force majeure (maladie, obligation ou urgence familiales, etc.) n’est en cause, faudrait-il les pénaliser ces démissionnaires et leurs partis ?

J’aimerais donc ça que de poser la question serait d’y répondre: OUI !

Profitant de cette tribune, j’aimerais aussi que Madame Dorion réponde à cette question existentielle: «Heille ! Fais-tu frette ? T’es-tu ben dans ton coton ouaté ?»