Jugement menaçant pour l'avenir du hockey

L'intention de blesser ou non est peut-être pertinente pour décider de la non-responsabilité criminelle, mais n'est en rien pertinente pour dégager quelqu'un de sa responsabilité civile.
Quant à l'acceptation du risque, elle ne peut aller jusqu'à accepter le risque de perdre l'usage de ses jambes. Le monde du hockey doit évoluer et cesser de déroger de façon si flagrante à nos lois. Pourquoi les mises en échec? Le basketball et le soccer - le sport le plus populaire au monde - ne les tolèrent pas et sont plus populaires, même sur le continent nord-américain, que notre sport national.
Et si vous voulez comparer le hockey au football nord-américain, sport pour lequel les contacts font partie de l'essence même du jeu, vous découvrirez que ces contacts sont strictement réglementés et les règlements appliqués à la lettre. Pour commencer votre comparaison, commencez par enlever les bandes des patinoires!
Jean-Roch Michaud, avocat, Rimouski
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Bien traitée en résidence
En réaction à l'opinion «Les vieux se cachent pour mourir» du Dr Réjean Hébert, parue le 3 mars
Suite à la lecture du Point de vue du Dr Réjean Hébert concernant «Les vieux se cachent pour mourir», je suis estomaquée. Je travaille dans une résidence pour personnes âgées et en plus j'ai une maman qui a fait le choix, après 56 ans dans sa maison, d'aller vivre dans une résidence du Groupe Maurice.
Il est vrai qu'il est difficile parfois de devoir laisser son chez-soi pour se retrouver dans une résidence. Mais attention! Dans plusieurs cas, les proches aidants ont déployé beaucoup d'énergie pour que leurs parents demeurent le plus longtemps possible dans leur milieu de vie. Mais il arrive un moment où, surtout, la solitude et la santé font réaliser que ce changement de milieu est nécessaire. Dans le cas de ma maman et dans celui de plusieurs résidents où je travaille, les gens sont heureux de côtoyer la vie et les sourires lors des repas, des activités, etc. Les résidents et les employés font partie de cette belle grande famille des résidences pour personnes âgées. Ce n'est pas négligeable.
Bravo à tous ces gens qui les côtoient avec affection et attention!
Diane Huot, Lévis
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Merci pour ce débat sur le féminisme
Merci madame Thériault,
Depuis bientôt plusieurs jours, la presse et les médias sociaux se sont enflammés suite aux propos que vous avez tenus Madame la ministre concernant le féminisme.
C'est la première fois depuis fort longtemps que le féminisme est autant à l'honneur. Il est analysé, décortiqué, critiqué, louangé. Plusieurs articles nous rappellent toutes les luttes que nos aïeules ont faites, et comment tout cela est encore fragile. Le Petit Robert et le Larousse y vont de leurs définitions qui, soit dit en passant, sont fort simples. Toutes les féministes du Québec n'auraient jamais pu rêver attirer autant l'attention sur la cause des femmes comme vous l'avez fait en cette veille du 8 mars!
C'est pour cette raison que je vous dis merci Madame la ministre, d'être ce que vous êtes. Une personnalité publique capable de faire en sorte que l'ensemble du Québec réfléchisse et débatte sur un sujet, qui comme vous le mentionniez, semblait pour plusieurs venir d'une époque révolue, rétrograde et même dépassée. Je suis persuadée que les Québécoise et Québécois en sortiront grandis. Pour ma part j'ai lu pratiquement tous les billets, blogues, articles et commentaires et je suis réellement heureuse de constater que le féminisme est toujours d'actualité et en mouvement.
Dites-moi, Madame la ministre, est ce que nous pourrons encore compter sur votre appui la prochaine fois qu'on aura besoin de parler de la cause des femmes ? Une couverture médiatique comme nous avons eue grâce à votre intervention à la Presse canadienne vaut de l'or ! En cette période d'austérité, c'est plus que bienvenu !
Dans l'espoir que nous pourrons encore réfléchir collectivement à l'atteinte de l'égalité entre les femmes et les hommes, veuillez agréer, Madame, mes plus sincères remerciements.
Sylvie Ostigny, Pointe-Aux-Outardes