Le port de Québec

Jean-Lesage: les partis doivent prendre position sur la qualité de l’air

La qualité de l’air est une préoccupation grandissante pour les citoyennes et les citoyens de Jean-Lesage. Depuis les épisodes de poussière de 2012, cet enjeu a rejoint une part croissante de la population en même temps que s’est levée une large mobilisation citoyenne, autour notamment de la pollution liée aux activités de transbordement du Port de Québec.

Celui-ci et Arrimage du Saint-Laurent ont depuis été trouvés coupables d’entrave au travail des inspecteurs du ministère de l’Environnement, entre autres; l’Administration portuaire de Québec a pour sa part demandé à la Cour supérieure de la soustraire à plusieurs dispositions de la Loi québécoise sur la qualité de l’environnement. C’est dans ce contexte que nous est présenté le projet d’aménagement d’un quai en eau profonde pour 2020, avec ses conséquences pour la qualité de vie de la population.

Devant des concentrations de métaux qui continuent de dépasser les normes et des administrateurs qui ne ménagent aucun effort pour se soustraire à nos lois, il semble que nos politiques, confus peut-être devant le statut du port qui échappe à notre juridiction, sont demeurés souvent immobiles.

Au-delà des épisodes des dernières années, la qualité de l’air est un dossier qui touche toutefois Jean-Lesage depuis longtemps. Dans les années 80, l’empoussiérage du quartier Limoilou était connu déjà. Jusqu’à maintenant, c’est moins l’action du gouvernement que les initiatives citoyennes qui ont induit le plus grand changement sur la qualité de vie dans notre circonscription, laquelle, par-delà les enjeux liés au seul port, compose avec les émanations produites par les activités de l’incinérateur municipal et de la papetière White Birch, notamment, en plus d’être traversée par de nombreux axes autoroutiers. 

La présente campagne électorale dans Jean-Lesage ne peut faire fi des enjeux environnementaux propres à la circonscription. Ceux-ci sont la manifestation locale des problèmes plus vastes que nous connaissons à l’échelle mondiale.

Sol Zanetti, candidat de Québec solidaire, a déjà marqué ses engagements à ce sujet. Il s’opposerait à l’agrandissement souhaité par le Port de Québec et exigerait la mise sous couvert de ses opérations de transbordement. Dans le cas de l’incinérateur, il défendrait une fermeture graduelle de l’installation en fermant un four à la fois, ainsi que la création pour la portion sud de l’autoroute Laurentienne d’un boulevard urbain faisant plus de place aux transports actifs et à la vie en communauté. La proposition solidaire de réduire de moitié les coûts du transport en commun participe de la même logique.

Nous invitons toutefois les autres candidats à se prononcer sur ces enjeux fondamentaux; il est primordial qu’ils marquent publiquement leur position à cet égard.

Les citoyennes et citoyens de Jean-Lesage, préoccupés par l’environnement et la santé, sont animés d’une profonde fibre progressiste. À l’heure où l’environnement devient, ici comme ailleurs, un défi incontournable, nous souhaitons que ceux qui aspirent à porter notre voix à l’Assemblée nationale ne puissent faire l’impasse sur ce détail. C’est à eux qu’il incombe de faire de la qualité de l’air l’enjeu principal de l’actuelle élection. 

Par ailleurs, nous invitons également la population à signer la pétition de SOS Port de Québec (https://port-de-quebec.cauzio.org/fr/actions/non-au-projet-beauport-2020) pour l’abandon du projet «Beauport 2020» et son remplacement par un projet de modernisation de l’actuel port de Québec.

Simon Lambert

Jacynthe Drapeau

François Thériault 

Corinne Vézeau 

Et 160 autres membres et militantes ou militants de Québec solidaire Jean-Lesage