Je vois un changement de perception face aux travailleuses du sexe

POINT DE VUE / Le 8 mars se pointe. Une fois encore, la petite croix sertie d’un cercle sera à l’honneur. On va parler de nous autres pendant une bonne partie du mois.

Au cours des dernières semaines, il me semble avoir vu poindre un peu d’espoir en ce qui concerne des femmes qui sont stigmatisées depuis des lunes. Eh oui, il s’agit des travailleuses du sexe. Est-ce une illusion d’optique mais il me semble que la mort tragique de Marylène Levesque a fait en sorte que les gens s’intéressent davantage aux conditions de travail de ces femmes. Plusieurs ont réalisé que, même pour le système judiciaire, les travailleuses du sexe s’avèrent des êtres de seconde classe, que leur sécurité importe moins que celle des autres femmes. Plusieurs ont exprimé leur indignation à ce sujet.

En tant qu’alliée du groupe Stella depuis plusieurs années déjà, je souhaite de tout mon cœur que cesse le dégoût dont elles sont souvent victimes. On peut ne pas être d’accord avec les choix faits par un être humain mais tous et toutes méritent le respect. Non, ce milieu n’est pas toujours rose! Je reconnais que des gens qui y ont œuvré vont demeurer meurtris à jamais et je sympathise avec elles et eux. Par contre, je crois ces femmes et ces hommes qui disent aimer cette activité et que celle-ci constitue un emploi.

Être une alliée d’un groupe de défense des droits des travailleuses.eurs du sexe n’est pas toujours évident. Comme à la députée néo-démocrate Laurel Collins, on m’a demandé plus d’une fois si j’accepterais ce genre de boulot. J’ai répondu non. Mais n’est-ce pas cela qui fait la beauté du monde, la diversité de la nature humaine?