Des manifestants pour défendre l'environnement, dimanche dernier à Londres

Investir pour contrer les impacts dévastateurs du climat

POINT DE VUE / Investir dans la protection de l’environnement aujourd’hui, c’est s’assurer que nos enfants pourront vivre demain. Les éléments de base pour vivre sont l’air, l’eau et la nourriture. Investir dans la protection de l’environnement aujourd’hui pour éviter la contamination des éléments donneurs de vie et éviter de trop lourdes dépenses demain, c’est plus que raisonnable, c’est urgent.

Il est de plus en plus évident qu’il faille agir pour contrôler, endiguer les effets néfastes du réchauffement climatique : inondations, érosions, canicules, froids extrêmes, sécheresses, feux de forêt.

Cette protection devenue nécessaire obligera les gouvernements à investir des sommes colossales et plus on retarde, plus la facture sera salée. Par exemple, ce qui se passe en Californie risque de se répéter ailleurs, chez nous particulièrement parce que, si on ne prend pas conscience des conséquences désastreuses de la surproduction, de la surindustrialisation, de la surconsommation, on devra en payer le prix demain. Malheureusement, les pollueurs industriels ne remboursent pas les coûts de gâchis et ce sont les gouvernements qui en paient le prix, donc nous. Les pollueurs devraient être payeurs et ne pas profiter d’abris fiscaux, des cadeaux donnés sous prétexte de création d’emplois. Combien d’autres situations pourraient être décriées ici et ailleurs ? Par exemple, il faut lire la chronique de Claude Villeneuve dans Le Soleil du 9 avril sur «les impacts insoupçonnés» d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui a des conséquences un peu partout, surtout au Brésil où sept millions d’hectares de la forêt amazonienne sont disparus au profit de la culture du canola pour nourrir le bétail chinois. Vous découvrirez les multiples conséquences, une vraie catastrophe climatique et humaine.

Si le simple citoyen québécois ne peut empêcher ces guerres commerciales, il peut exprimer son inquiétude à ses gouvernants. En attendant la sagesse des autres, commençons par faire preuve de sagesse chez nous en ajoutant des fleurs dans nos jardins pour leur beauté et le suc qu’elles offrent aux papillons, abeilles et autres insectes. Aussi remplaçons les engrais chimiques par le compost et évitons les pesticides. Une certaine forme d’investissement concret pour favoriser la vie. Il y a moyen de changer les choses, une à la fois.