Indexer la pension de retraite des enseignants

Quand ils sont dans l’opposition, les partis politiques ne se gênent pas pour critiquer le gouvernement, voire même se mêler au peuple en grogne.

L’hydro devrait rembourser le trop-perçu des citoyens. Il faudrait aider les chauffeurs de taxi aux prises avec des conditions financières inacceptables. Il faudrait mieux payer nos enseignantes et nos enseignants, sous-payés selon leurs compétences, nous disaient-ils alors. 

Or, depuis près d’une vingtaine d’années, nous les ex-enseignants à la retraite, demandons aux divers gouvernements provinciaux qui se sont succédé (même les péquistes) d’indexer nos pensions de retraite au cout de la vie. À la retraite depuis 2005, alors que le cout de la vie a grimpé de plus de 30 %, ma rente du REGOP n’a presque pas augmenté. Cette injustice a commencé lorsque le gouvernement d’alors a décidé de ne pas indexer la période allant de 1982 jusqu’â 1999. 

Et depuis, notre indexation s’est modulée en fonction du cout de la vie, moins 3 %. C’est dire que notre pouvoir d’achat s’effrite d’année en année. L’organisme qui nous chapeaute, l’AREQ a eu beau faire des pieds et des mains, avec l’appui de ses membres, rien n’y fait. 

Que faudra-t-il faire pour qu’on nous rende justice? Manifester devant le parlement ? Rencontrer nos députés ? Cela a déjà été fait. Bloquer la circulation, déambuler avec nos casseroles bruyantes ? Nos dirigeants doivent se dire qu’à nos âges, cela est moins probable. Si les députés et ministres de la CAQ sont sincères en affirmant vouloir remettre de l’argent dans les poches des Québécois, il n’en tient donc qu’à eux de passer de la parole aux actes. 

Michel Giroux, Québec