Il faut mettre un frein aux bouteilles d’eau

POINT DE VUE / À l’occasion du Jour de la Terre, j’aimerais proposer ici une réflexion au sujet de l’eau embouteillée.

En fait, je me dis qu’il serait grand temps qu’on mette un frein à la commercialisation et à la vente de bouteilles d’eau en plastique. Voilà une décision qui n’est certes pas facile à prendre, mais voilà un bel engagement social.

Des établissements scolaires du Québec ont décidé de bannir la vente de bouteilles d’eau en plastique dans les distributrices de son établissement. Un bel engagement écologique.

Écologique parce qu’une simple petite bouteille d’eau en plastique de 600 ml prendra 1000 ans à se décomposer. Et si je me souviens bien, lorsque celui ou celle qui a eu l’idée de mettre en vente sur le marché de l’eau embouteillée, on parlait de véritable eau de source. Aujourd’hui, bon nombre de marques proposent de l’eau traitée comme celle que l’on boit au robinet. Et on nous vend ça à un prix de fou. En fait, l’eau que les étudiants peuvent boire dans les fontaines de leur cégep est sans doute aussi bonne, sinon meilleure que celle embouteillée.

Et flairant la bonne affaire, des compagnies comme Coke ont décidé de vendre de l’eau embouteillée et d’en tirer des profits faramineux en ne faisant que vendre de l’eau provenant de réseaux municipaux d’aqueducs.

Alors voilà une autre raison pour boycotter les bouteilles d’eau. Sans parler que pour fabriquer une seule petite bouteille, on utilise l’équivalent de trois litres d’eau.

Au Cégep de Granby, les fontaines d’eau ont déjà été modifiées afin de favoriser le remplissage de bouteilles réutilisables. Certains établissements du Québec offrent d’ailleurs à leurs employés de telles bouteilles.

Cela me rappelle qu’en 2001, j’avais organisé des activités dans le cadre du Jour de la Terre au Cégep de Chicoutimi. Et déjà on commençait à parler des effets nocifs de la vente d’eau embouteillée.

Aujourd’hui, la population n’est plus dupe et se méfie de ceux qui prétendent vendre de l’eau de source naturelle en bouteille et qui nous vendent en fait de l’eau d’aqueduc.

Alors, bonne idée de bannir ces bouteilles de nos établissements scolaires et éventuellement partout ailleurs sur tout le territoire québécois.