Il compte pour deux malades

«Je suis maintenant inscrit comme patient vulnérable sur la liste de mon médecin de famille et je compte pour deux malades», m’a-t-il dit. «Cela m’inquiète un peu d’avoir cette étiquette, mais semble-t-il que je serai vu plus souvent et plus longtemps par mon médecin. J’espère que ça prendra moins de temps à avoir un rendez-vous et que j’attendrai moins longtemps dans la salle d’attente. Ça me désole de prendre une autre place, mais quand je mourrai, j’en libérerai deux.» 

Il fut un temps où, peu importe son état, un malade était un patient. L’écrire, l’annoncer et le monnayer comme on l’a vu me rend malade!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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La spiritualité au travail

En réaction à l’article «Quand la spiritualité s’invite au travail» de Maude Petel-Légaré paru le 13 juin

Étonnant ce reportage de Maude Petel-Légaré sur la spiritualité au travail dans un contexte tendu d’impossible définition du signe religieux qui a mauvaise réputation! Cette quête fébrile de laïcité invite à la plus hermétique discrétion religieuse, source d’irritations ou d’agressivité. 

Néanmoins, au plus profond de l’humain, il y a quelque chose qui invite à voir ou entendre plus intensément. De l’intemporel, du mystérieux, du non mesurable affranchi de tous ces codes moraux rigides, restrictifs s’articulant selon des rituels réflexe! Le mystique difficilement conciliable avec un monde axé sur la performance, la production, l’excellence décorée de prestige. Avoir ou être : une problématique de toutes les époques abordée par des visionnaires dérangeants, des prophètes révolutionnaires et tant d’autres messagers contestés. Des voix toujours présentes qui se font entendre avec plus ou moins d’éclat. 

La spiritualité au travail en 2019 pour lui donner un sens, l’humaniser par la voie d’une certaine méditation qui n’est pas religieusement irritante. Très étonnant!

Douglas Beauchamp, Québec