Un Palestinien tire son chameau sur la plage à Gaza.

Gaza, cimetière du peuple palestinien, et lâcheté du monde occidental pour son silence

POINT DE VUE / Le territoire palestinien invivable et désespérant de Gaza nous rappelle, dans ce très beau film documentaire des Irlandais Keane et McConnell, toutes les souffrances et la pauvreté du peuple palestinien qui ne peut accepter l’oppression et le joug du peuple israélien qui lui conteste même jusqu’à son droit d’exister, son droit d’être libre.

Les deux millions de Gazaouis vivent entassés sur une très petite bande de territoire de 41 km et large de 12 km où l’eau et l’électricité sont régentées, l’agriculture demeure quasi existante et la pêche contrôlée par Israël, fait en sorte que ce minuscule territoire «islamique» est devenu une véritable prison à ciel ouvert, pratiquement sans avenir et rempli de désespérance et de violences révolutionnaires soutenues par les répliques du Hamas islamique.

Malgré quelques lueurs de beauté que l’on retrouve dans la recherche de la paix, dans l’amitié et l’amour des enfants, dans la présence de la mer, dans les concours de défilés de mode et dans la musique classique, ce territoire demeure empêtré dans un conflit quasi insoluble qui perdure depuis la création de l’État d’Israël en 1948. Ce conflit qui indiffère le monde occidental sort enfin de l’oubli grâce à ce film puissant qui de façon troublante brise le silence de notre ignorance et de notre indifférence.

NDLR Après une seule semaine en salles à Québec, le film Gaza a quitté l’affiche. Il sera disponible sur diverses plateformes numériques fin août, début septembre, nous informe son distributeur.