Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford

Ford et Trump, deux chefs populistes et démagogues

Les personnages de Trump et de Ford sont coulés dans le même moule. Élus par un vote populiste, ils projettent une image atypique de politiciens qui veulent brasser la cage en utilisant la démagogie comme arme de désinformation massive, tout cela pour fidéliser leur base partisane.

Farouchement opposés aux contraintes environnementales dans le développement économique, ils n’hésitent pas à s’affranchir des politiques de protection votées antérieurement, ou encore de se retirer des ententes conclues avec leurs voisins ou alliés. Pour ce faire, ils s’adonnent à des coupures révoltantes dans les programmes gouvernementaux.

Leurs rapports avec la presse sont conflictuels. Donald Trump dénonce quotidiennement les fausses nouvelles, colportées par des médias qui pourtant ne font que leur travail d’information. Doug Ford, quant à lui, a recours à l’intimidation lors des conférences de presse.

En effet, nous apprenions récemment qu’il n’hésitait pas à se servir des attachés politiques ou, encore pire, d’employés gouvernementaux, pour déranger la presse dans son travail. Ces perturbateurs utilisant des applaudissements fournis pour couvrir les questions posées par les journalistes. Ces tactiques, dignes de régimes dictatoriaux, illustrent bien le mépris de ces deux hommes pour la démocratie.

Pourquoi l’électorat vote-t-il pour ces populistes qui n’hésitent pas à briser les consensus établis antérieurement pour sauvegarder l’environnement et la justice sociale? En promettant des baisses d’impôts, les Ford et Trump de ce monde achètent une partie de l’opinion publique, dans le but de masquer une idéologie néolibérale d’accaparement des ressources qui profite à une minorité de possédants. À cet égard, leur suffisance n’a d’égal que l’arrogance dont ils font preuve dans l’exercice de leur fonction. Souhaitons que le Québec soit à l’abri de ce courant populiste qui s’installe progressivement dans certaines démocraties occidentales en proposant de fausses solutions à des problèmes bien réels. 

Marcel Perron, Neuville