Figés par l’idée de changer des choses

Cette saga du Brexit qui n’en finit plus était prévisible! Les Britanniques sont tellement fidèles à leur dépendance au statu quo et à leur incapacité à envisager le changement que ça aurait été plutôt une grande surprise s’il en avait été autrement.

Les images des débats à la Chambre des Communes sont d’une grande éloquence à ce sujet. Entassés comme des sardines sur des banquettes inconfortables, ces gens dont le travail est pourtant de représenter au mieux de leurs compétences les intérêts des citoyens qui les ont élus sont réduits par cet environnement de corrida à se crêper le chignon au lieu de travailler ensemble à résoudre les problèmes. Quand la simple idée de changer leur environnement de travail pour être plus efficaces ne leur vient même pas à l’esprit, alors comment voulez-vous qu’ils abordent sereinement des enjeux d’importance comme leur appartenance à une Union européenne envers laquelle ils ne se sont même pas adaptés après toutes ces années. On leur doit l’invention du parlementarisme, mais je me demande s’ils n’ont pas plutôt trouvé que c’était la manière la plus sûre de satisfaire leur tendance à la procrastination devant des changements qui les terrifient et les paralysent.

André Verville, Lévis