Faire place au communautaire dans la francisation des immigrants

Au ministre Simon Jolin-Barrette

Votre gouvernement désire accueillir plus d’immigrants. Vous avez déclaré être sensible à leurs besoins en intégration et en francisation. Ainsi en est-il de votre ministère: vous êtes désigné pour respecter tous ces besoins, incluant ceux des immigrants et réfugiés peu ou pas scolarisés, voire analphabètes.

C’est pourquoi des cours de francisation et alphabétisation sont essentiels pour tous ces immigrants et réfugiés. Sinon, leur intégration tant sociale qu’économique est quasi impossible. Nous nous devons donc de les accueillir, leur offrir une francisation et une alphabétisation fonctionnelles. Des organismes communautaires offrent une telle formation. Ils ont développé une expertise et des programmes uniques au fil des années. Ainsi favorisent-ils les petits groupes, un programme fonctionnel adapté et étalé, des suivis par des bénévoles.

Nous vous demandons donc de ne pas éliminer de votre sélection d’immigrants ceux et celles qui sont peu ou pas alphabétisées. L’histoire, même récente, nous a démontré que ces personnes adoptent le Québec et y contribuent avec générosité.

Nous vous demandons donc de reconnaître que le milieu communautaire est très bien adapté pour répondre aux besoins de toutes ces personnes.

De plus, à titre de ministre de l’Inclusion, ne croyez-vous pas normal de faire appel à la contribution des organisations communautaires spécialisées dans l’alphabétisation et la francisation?

Johane La Rochelle, citoyenne engagée, Québec