«Plus les initiatives transpartisanes émergent et portent des fruits, plus les citoyens sont satisfaits et en redemandent», indique la députée Hélène David.

Être députée en 2020: pour une assemblée plus humaniste et collégiale!

POINT DE VUE / Pourquoi écrire sur le rôle de députée? Quand mes concitoyens m’interpellent pour commenter une nouvelle ou me dire ce qu’ils pensent de moi, de nous et de la politique en général, c’est très souvent pour me dire à quel point ils et elles apprécient mon engagement, et celui de plusieurs collègues, dans des actions transpartisanes, en rapport surtout avec les violences sexuelles ou conjugales, la santé mentale et la protection de la jeunesse.

Ces citoyens sont heureux de constater que des députés.es se préoccupent de ces enjeux et travaillent ensemble pour l’atteinte du bien commun. Ces commentaires sont tellement fréquents qu’ils nous obligent à y réfléchir plus profondément. Les gens aiment voir différents partis politiques se rapprocher, et donner l’image d’un Québec qui peut s’entendre au-delà d’une partisanerie parfois bébête et mesquine.

Ça tombe bien parce que c’est comme cela que je veux faire de la politique. Est-ce utopique, trop idéaliste, voire, improductif? Certainement pas! En discutant, on arrive à s’entendre, à créer des projets, à trouver des solutions pour des problèmes sociaux, juridiques ou humanitaires. Quand je pense aux enjeux soulevés par toutes les violences faites aux femmes, aux aînés, aux enfants, aux personnes en situation de handicap, ou issues de la diversité ethnique ou sexuelle, il me semble essentiel de travailler ensemble et d’avoir la volonté politique de trouver des solutions. Plus les initiatives transpartisanes émergent et portent des fruits, plus les citoyens sont satisfaits et en redemandent.

Moi, j’y crois. Je veux faire de la politique autrement. Nous n’avons plus de temps à perdre, car il faut agir rapidement pour réduire toutes les formes de violences et d’inégalités sociales. Les jeunes sont déprimés et inquiets, et de nombreux adultes crient au secours. Alors on fait quoi?

En cette ère de «dégagisme», de méchancetés dans les réseaux sociaux, d’attaques brutales et misogynes, osons un savoir-vivre politique différent, fait de collaboration. La majorité des élus.es ne demandent que cela, et encore plus les citoyens et citoyennes.

Pour la décennie qui s’ouvre en 2020, je nous souhaite un vivre-ensemble politique plus humain, plus juste, qui répare les nombreuses fractures sociales au lieu de les creuser, et ce, dans un environnement québécois généreux et bienveillant, ouvert à tous et toutes. 

Nous en sommes capables! À nous de le prouver! Bonne année 2020 à tous les élus.es!