«L’économie fossile et ses consœurs (plastique, etc.) sont désuètes et doivent décroître rapidement; la croissance viable ne peut venir que d’une économie durable. Pensons à la planète et aux générations qui nous suivent, elles ont les mêmes droits que nous elles aussi», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Environnement: «Soyez opportuniste, M. Legault!»

En réaction aux articles d’Olivier Bossé sur les cibles de réduction des GES: «Attendez le plan d’action, dit Benoît Charette» paru le mercredi 22 janvier ainsi que: «Mais qu’est-ce qu’ils ne comprennent pas?» paru le jeudi 23 janvier

Une loi sur l’environnement sans cible globale des plus ambitieuses est une loi pour sauver la face. L’urgence climatique commande le courage politique de «prendre le taureau par les cornes» et de déclarer aux citoyens cette cible, profitable à long terme, que l’État entend réaliser avec sa loi. On ne peut se contenter de dire vaguement, comme M. Legault, qu’on se range dans un clan équilibré entre Donald Trump et Greta Thunberg. 

Depuis Paris, l’hésitation a assez duré dans tous les pays; en se basant sur le paradigme dépassé qu’on ne peut sacrifier l’économie, on ignore les autres avenues pour progresser correctement. Quant aux moyens, ne convient-il pas d’expliquer aux citoyens comment l’État veut réorienter l’économie, afin que le Québec devienne le «leader» du vivre ensemble dans une économie durable, en se fixant des objectifs sectoriels qui totaliseront la cible globale visée par la loi. Le moment est propice, les investisseurs réalistes se convertissent tous à l’économie verte pour assurer leur profitabilité durablement. Soyez opportuniste, M. Legault, consultant les dirigeants allumés, concevez une orientation d’affaires durable. L’économie fossile et ses consœurs (plastique, etc.) sont désuètes et doivent décroître rapidement; la croissance viable ne peut venir que d’une économie durable. Pensons à la planète et aux générations qui nous suivent, elles ont les mêmes droits que nous elles aussi.