Encore un cycliste décédé...

Bien triste nouvelle. Un autre cycliste est décédé. C’est donc bien compliqué de s’asseoir derrière un volant et de se rappeler que nous sommes responsables des gens que l’on va rencontrer en roulant. Il fallait simplement adapter la conduite à la présence d’un vélo.

Cela n’avait rien à voir avec la présence de coûteux et d’inutiles radars photo parce que lorsque l’on frappe un piéton, un vélo ou une autre automobile, on n’a probablement pas utilisé les règles de base de la conduite défensive.

Il semble que 40 ans de régime «no fault» au Québec aient apporté une fausse perception. Il s’agit d’un régime d’indemnisation sans égard à la responsabilité, mais cela ne dégage en aucune circonstance des responsabilités qui incombent à tous les citoyens se retrouvant sur les routes — piétons, cyclistes, motocyclistes, automobilistes ou camionneurs. Sur une période de trente ans, moins de 4 % de l’ensemble des conducteurs auraient provoqué de graves collisions avec blessés ou décès. Continuons de donner des billets à ceux qui conduisent à des vitesses considérées légales ailleurs dans le monde et de l’afficher avec fierté dans les médias, au lieu d’attaquer la véritable source du problème de la mortalité routière, et on déplorera encore de malheureux décès.

Jean Livernois, Québec