«Aujourd’hui la plupart des propriétaires de restaurants qui décident de rester ouverts ont peine à atteindre 60 % de leur chiffre d’affaires habituel.»
«Aujourd’hui la plupart des propriétaires de restaurants qui décident de rester ouverts ont peine à atteindre 60 % de leur chiffre d’affaires habituel.»

En mission dans mes restos!

Yvan Giguère
Yvan Giguère
Saguenay
POINT DE VUE / Nos restaurateurs ne l’ont pas facile en ce temps de pandémie. Plusieurs décident de fermer temporairement, ou pour de bon, leurs établissements. Si un certain espoir semblait se pointer le nez en juin dernier, quand ils ont reçu l’aval du gouvernement pour ouvrir leurs portes, aujourd’hui la plupart des propriétaires de restaurants qui décident de rester ouverts ont peine à atteindre 60 % de leur chiffre d’affaires habituel.

Les mesures imposées comme la distanciation physique ou le port du masque freinent l’ardeur d’une bonne part de leur clientèle habituelle.

Le client de restaurant que je suis a répondu présent dès le début de leurs réouvertures. Que voulez-vous, j’ai mes habitudes dans au moins trois restaurants de ma ville. Et j’avoue que je me sens un peu comme un missionnaire à chaque fois que je franchis les portes de ces restos.

J’y vais pour y prendre un bon repas bien entendu, mais j’y vais aussi pour encourager ceux qui y travaillent. Ceux-là même qui m’ont toujours reçu avec convivialité. Ces serveurs et serveuses avec qui j’ai souvent des bribes de conversations bien relevées. J’y vais aussi pour les cuisiniers, pour qui j’ai le plus grand des respects. 

Et évidemment, je continue à fréquenter ces restos en temps de pandémie, question de donner une belle tape sur l’épaule aux proprios. Question de leur dire qu’il ne faut pas lâcher et que cette pandémie finira par s’essouffler un de ces quatre.

Les restaurants, bistrots ou petits cafés m’ont toujours fasciné. Je m’y suis toujours senti bien, à l’aise et bien accueilli. C’est aussi mes endroits de prédilection pour écrire et pour lire mes journaux en ligne ou sur papier. À mes yeux, c’est tout un monde empreint d’humanité.

Alors, je ne peux que souhaiter des jours meilleurs à tous ceux et celles qui y œuvrent