En faire pour 3,3 milliards $

POINT DE VUE / Le gouvernement du Québec a formellement précisé, récemment, qu’il n’y aurait aucun argent supplémentaire alloué au projet du réseau structurant de transport en commun à Québec, en cas de dépassement de coûts. 

Le maire Labeaume a réagi en soulignant que la Ville en ferait pour le 3,3 milliards de dollars déjà prévu.

On peut se demander ce que, concrètement, ça veut dire. Ainsi, on pourrait se demander si le projet pourrait être remanié, si des parties du projet pourraient disparaître, si le service pourrait être moins disponible, donné à une fréquence moindre.

Par ailleurs, certaines parties de la Ville pourraient-elles voir le service ou la qualité de celui-ci, auquel elles s’attendaient, ne pas se concrétiser? Si cela s’avérait, comment se ferait un tel choix?

Cette supposition de «coupures» se fonde sur deux exemples : la question du Pôle d’échange Ouest, dont M. Labeaume estimait, d’après les médias, que le gouvernement devrait le financer après le désistement de M. Dallaire qui venait de suspendre le projet Le Phare; et la question de l’élargissement d’Hochelaga qui a donné lieu à une véritable saga de conférences de presse, élargissement qui a dû, semble-t-il, être sorti du cadre financier du projet de réseau structurant de transport en commun.

Je ne dis pas que tout ça est dans les cartons de la Ville ou dans ceux du bureau de projet. Toutefois, lancer de pareilles affirmations est susceptible de faire naître bien des inquiétudes chez des citoyens, même parmi ceux favorables au projet. C’est à espérer que des précisions seront apportées rapidement sur le sujet. Il me semble que nous y gagnerions tous et toutes s’il y avait une plus grande transparence de la part de la Ville dans la communication de l’évolution du dossier. Une transparence qui garantirait mieux l’acceptabilité sociale dudit projet.