«Trudeau fils n’a ni le jugement, ni la capacité d’occuper le poste de premier ministre. Ce n’est qu’un nom et une image sans authenticité ni pensée politique profonde», écrit Bruno Riendeau, de Québec.

En bloc pour le Bloc: la balance du pouvoir

POINT DE VUE / Les sondages indiquent que les libéraux et les conservateurs sont au coude à coude. Il est temps de voter stratégiquement et massivement pour le Bloc.

Le Québec compte 78 députés à la Chambre des communes. Avec ce nombre, il est possible de détenir la balance du pouvoir, qu’il y ait des alliances ou non avec d’autres partis. Les adversaires du Québec ont même prévu ce résultat en créant de façon anonyme le «Parti pour l’indépendance du Québec» afin de diviser le vote et d’empêcher le Québec de détenir la balance du pouvoir.

À part le Bloc, aucun autre parti, ni les chefs, ni les députés, ne défendent adéquatement les droits et les intérêts du Québec. Ils se comportent en «kid kodaks» sans pouvoir. Trudeau fils n’a ni le jugement, ni la capacité d’occuper le poste de premier ministre. Ce n’est qu’un nom et une image sans authenticité ni pensée politique profonde. Il confond allègrement religion et politique, étant diamétralement opposé à une société laïque québécoise. Il a séjourné sur l’île privée de l’imam Karim Aga Khan IV, chef spirituel et politique des ismaèliens nizârites (musulmans chiites). Trudeau père en a accueilli des milliers au Canada en 1972. Pendant la campagne actuelle, on voit Trudeau fils sur des selfies avec de jeunes femmes voilées, lui qui prétend défendre l’égalité des sexes. 

Il y eut aussi sa visite en Inde, toute la famille déguisée en sikhs, les mains jointes, au grand dam du premier ministre Narendra Damodardas Modi. Quel pitoyable spectacle. 

Par la suite, Justin Trudeau a mal géré le dossier SNC-Lavalin, un fleuron québécois, qui est devenu l’un des plus importants groupes d’ingénierie et de construction au monde, avec son siège social à Montréal. Il employait 29 714 personnes dans le monde en 2013, dont 8762 au Canada. La compagnie a travaillé en Libye à construire un nouvel aéroport à Benghazi, ainsi qu’une grande rivière artificielle qui traverse le désert libyen et transporte de l’eau potable extraite de plusieurs puits creusés profondément dans le sous-sol du sud de la Libye. Cette eau est acheminée jusqu’aux centres urbains situés dans le nord du pays. Pendant ce temps, General Dynamics, avec 2200 emplois en Ontario, vendait sans honte pour 1 milliard $ en matériel militaire à l’Arabie Saoudite, qui bafoue les droits de l’homme. 

Comment se fait-il que Jody Wilson-Raybould n’importune pas cette compagnie américaine et s’acharne sur une compagnie canadienne en lui refusant le pardon? Le Globe and Mail avait fait une campagne de salissage sur SNC-Lavalin. C’est du «Québec bashing». Qu’ont fait nos députés du Québec à Ottawa? Rien! Un autre dossier est scandaleux. En 2011, Ottawa a écarté le chantier Davie de Québec de la Politique nationale de construction navale dotée d’une enveloppe de 100 milliards $. Le chantier Irving de Halifax a bénéficié de contrats de 65 milliards $ et Seaspan de Vancouver de 12 milliards $. La Davie de Québec n’a reçu que la modique somme de 1,3 milliard $. Qu’ont fait nos députés du Québec à Ottawa? Rien! Le Saint-Laurent est mal desservi en brise-glaces l’hiver, nuisant aux ports de Québec, Montréal et autres. Qu’ont fait nos députés du Québec à Ottawa? Rien!

Trudeau fils a mal géré l’AEUMC (nouvel ALENA). Il a sacrifié l’agriculture québécoise pour sauver l’industrie automobile de l’Ontario. Qu’ont fait nos députés du Québec à Ottawa? Rien! Trudeau père a fait bâtir, malgré l’opposition du Québec, l’aéroport de Mirabel à Sainte-Scholastique au coût de plus de 1 milliard $. Quelques années plus tard, il a été démoli. Ce dernier devrait être nommé Aéroport Mirabel-Trudeau et Dorval devrait continuer à s’appeler Dorval sans y ajouter le nom de Trudeau. Trudeau père a, sans l’accord du Québec, rapatrié la Constitution canadienne, son obsession, et imposé une Charte canadienne des droits et libertés, sans consultation ni accord du Québec. Trudeau fils a été élevé dans ce contexte de dédain du Québec et de ses valeurs. Trudeau fils imbu du multiculturalisme de Trudeau père s’attaquera à la détermination du peuple québécois de vivre dans une société laïque. Le père, le fils... le Saint-Esprit n’a pas osé se pointer, y perdant son latin...