Le slogan du Bloc, «Le Québec, c’est nous», souligne l’exclusivité que la formation entend promouvoir dans la défense des intérêts du Québec, estime Marcel Perron.

Élections fédérales: amour partagé ou amour exclusif?

POINT DE VUE / La campagne électorale est à nos portes et les différents partis politiques ont fait connaître leurs slogans respectifs. Celui du Bloc, «Le Québec, c’est nous», le définit parfaitement, puisqu’il souligne l’exclusivité qu’il entend promouvoir dans la défense des intérêts du Québec.

En effet, les députés fédéralistes des autres formations politiques doivent constamment ménager la chèvre et le chou dans différents dossiers. Les députés québécois de Trudeau quant à eux doivent suivre le louvoiement de leur chef en matière environnementale: dire oui à la transition énergétique, tout en défendant l’achat de Trans Mountain par leur gouvernement. Chez les Conservateurs du Québec, c’est encore pire puisque les députés de Scheer doivent défendre les sables bitumineux de l’Ouest et le corridor canadien d’oléoducs vers l’Est. De son côté, le Bloc a une position claire en dénonçant la production pétrolière polluante de l’Ouest et en s’opposant au passage d’un oléoduc sur le territoire québécois.

En ce qui a trait à la politique de construction navale au Canada, les députés québécois autres que ceux du parti d’Yves-François Blanchet acceptent que le Chantier naval Davie de Québec reçoive des miettes au détriment de ceux de l’Ouest et de l’Est. Voilà un autre bel exemple d’un amour mal partagé qui conduit à des injustices inacceptables.

Nous pourrions multiplier les grands silences de ces députés fédéralistes québécois qui attendent le déclenchement d’une élection pour retrouver une langue de bois en refaisant inlassablement les mêmes «promesses déjà promises» lors de l’élection précédente. En ce sens, si le Pont de Québec pouvait parler, il pourrait nous dire qu’il est fatigué des doubles discours rouillés de ces politiciens opportunistes qui redécouvrent un Québec souvent oublié.

Entre un amour canadien partagé, mais désincarné pour le Québec, je préfère de beaucoup un parti qui va se vouer exclusivement aux intérêts des Québécois et Québécoises en les représentant dignement sans ambiguïtés. Voilà ce que nous propose le Bloc québécois.