Deux philosophies politiques

En campagne électorale, libéraux et conservateurs s’intéressent à la classe moyenne. Les libéraux croient pouvoir séduire par des engagements pour de nouveaux services, pour de nouvelles allocations, bref, par des dépenses de programmes financées par les taxes et impôts. Les conservateurs veulent attirer par des crédits d’impôt. Un crédit d’impôt est assimilable à une dépense... fiscale. Quelle approche est véritablement la plus profitable non pas pour les partis, mais pour la classe moyenne ?

Grosso modo, celle des libéraux suppose que les plus riches paieront par leurs impôts pour de nouvelles dépenses de programme, sans nécessairement en profiter eux-mêmes, à moins d’un programme universel... dont ils n’ont peut-être pas vraiment besoin. Celle des conservateurs suppose que la classe moyenne, en mesure de payer des impôts, en aura plus dans ses poches, tout comme ce sera le cas des plus riches.

À suivre le 21 octobre.

André Garon
Québec