Déneigement: honte à Québec

POINT DE VUE / Je suis résident du quartier Saint-Jean-Baptiste, au centre-ville, depuis maintenant huit ans. Au fil des années, j’ai pu observer une constante diminution de l’efficacité du déneigement en ville après des chutes importantes de neige.

Alors que jadis, on pouvait s’attendre à ce qu’une bonne chute de neige (ex : 25 cm) soit ramassée en une seule nuit d’opération de déneigement, ce nombre est par la suite passé de manière systématique à deux nuits consécutives et, depuis deux ou trois ans, il n’est pas rare de voir trois nuits consécutives. 

Or, ce soir, jeudi, il s’agira de la quatrième nuit consécutive d’opération de déneigement dans le centre-ville, du jamais-vu. 

Mais que se passe-t-il? 

Plusieurs résidents du quartier, dont moi-même, avons pu observer, dans les derniers jours, le travail chaotique, voire absurde, des véhicules de déneigement. 

Lorsqu’une rue est nettoyée un soir, elle se voit à nouveau engloutie de neige le lendemain lorsqu’une déneigeuse de trottoir effectue son travail, et ainsi recommencer le cercle infernal de déneigement! 

Lorsque l’on considère qu’à chaque nuit de déneigement des centaines, voire des milliers de voitures doivent être remisées dans des stationnements à 10 ou 12 $ la nuit, il est légitime de s’indigner après une quatrième nuit consécutive! 

Et face à nos plaintes et notre exaspération, que va répondre la Ville? Pour expliquer un tel fiasco, va-t-on encore nous citer ad nauseam la notion de manque de main-d’œuvre, ce nouvel euphémisme pour désigner une tendance lourde d’incompétence généralisée en matière de déneigement de nos quartiers?