L'auteur de cette lettre d'opinion, Godelieve De Koninck (photo) félicite les élèves qui ont pris la peine de réfléchir, de poser un jugement et de passer à l’action à la suite d'une question dans l’examen de français du ministère de l’Éducation.

De l’importance de la question! Bravo aux élèves!

POINT DE VUE / Quelle belle surprise que de voir que les élèves de cinquième secondaire ont réagi à une question dans l’examen de français du ministère de l’Éducation!

La question : Peut-on s’adapter aux changements climatiques? Or, cette question ne fait pas l’affaire des jeunes. Trop déprimante, pas d’avenir. Incite à la capitulation devant un enjeu social tellement important.

Des souvenirs ont ressurgi. Dans ce même journal de février 1990, un titre : Amener l’élève à réfléchir plutôt qu’à se débrouiller. Pour ma thèse de doctorat, j’avais analysé les questions posées aux élèves de 5e secondaire pour en venir à la conclusion que pour la plupart du temps elles étaient insignifiantes. 

Or, voilà qu’une question posée permet aux élèves de la questionner, d’y réagir et de prendre position. J’en suis ravie. Ils ont lu la question, en ont évalué la pertinence et ont usé de leur jugement critique. C’est donc dire qu’ils ont appris à bien lire, à s’arrêter au sens des mots et de la phrase, l’ont compris et ont exercé leur droit de l’accepter ou de la rejeter.

Bravo aux enseignants qui ont inculqué à ces derniers le sens critique, la lecture efficace et le devoir de réagir! Bravo aux élèves qui ont pris la peine de réfléchir, de poser un jugement et de passer à l’action! En espérant que ce remous scolaire donnera un sens positif aux diverses interventions scolaires. Nous savons que nos jeunes sont intelligents et sont capables de cheminer intellectuellement si on leur en donne l’occasion. Il faut en profiter et leur permettre d’exercer tout leur potentiel surtout en cette époque où tant d’informations fausses, incomplètes et pernicieuses nous inondent tous les jours. Faisons confiance à nos jeunes. Ils vont sans doute nous aider à sortir du pétrin de l’incohérence.