Coronavirus: risque de violences familiales

POINT DE VUE / Oui à l’isolement volontaire, tel que demandé par les premiers ministres François Legault et Justin Trudeau, pour contrer la propagation du coronavirus. Mais il y a aussi urgence à trouver des solutions pour contrer la violence familiale qui pourrait en découler.

En effet, l’isolement volontaire peut se transformer en véritable enfer pour les femmes et les enfants vivant avec un homme violent. Bien souvent, le lieu de travail ou l’école sont des endroits où les femmes et les enfants victimes de violence peuvent souffler. Or ces havres de paix n’existent plus, pendant une période d’isolement, et les occasions de dénoncer cette violence (via les intervenants scolaires par exemple) inexistantes.

Rappelons qu’une femme est tuée à tous les trois jours au Canada; une à tous les mois au Québec. Les mesures d’exception pour contrer le coronavirus ne doivent pas mener à l’augmentation du taux de féminicide au Canada.

Messieurs Legault et Trudeau, SVP, trouver des façons de protéger ces femmes et ces enfants vulnérables. Débutez une campagne pour inciter les voisins à être attentifs à ce qui se passe autour d’eux, à dénoncer et à appeler les autorités pour que cesse cette violence. Aidez les refuges et maisons à les accueillir.

Les femmes et les enfants sont aussi des citoyens qu’il faut protéger.