Comme une conversion religieuse!

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil

Les grands bouleversements pimentent notre quotidien, illustrant sans cesse les imprévisibles virages de la vie. Comme saint Paul sur le chemin de Damas (n’ayons pas honte de notre culture religieuse), Jean Charest, frappé par une lumière transfigurante, dit-on, retrouvera sa foi conservatrice ayant été mise en veilleuse lorsqu’il devint premier ministre libéral du Québec. C’est le privilège des politiciens de suivre ces voix intérieures qui les habitent. Vire-capot! Dépassons cette mesquine évaluation. François Legault, René Lévesque, Mme Anglade, le docteur Barrette et combien d’autres acteurs politiques ont opté pour un changement de credo, ayant eu le courage de voir plus loin. Le bleu fédéral crie au secours! Il faut un chef d’impact apte à mobiliser tout le Canada et surtout à séduire ce Québec, capricieux foyer d’indépendance latente. Bilingue, rompu aux subtilités de l’art de gouverner les deux mains sur le volant du pouvoir, M. Charest (ancien Capitaine Canada) est toujours fidèle à cet ancien slogan : «Nous sommes prêts!» Lorsque les rouges étaient à la dérive, ils ont fait appel à un sauveteur porteur d’un prestige paternel. Aux bleus d’explorer la voie d’une certaine célébrité pour chasser la morosité.

Douglas Beauchamp

Québec

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LE F.-A.-GAUTHIER AU GARAGE

En réaction à l’article «Un an sans service de traversier fiable» de Johanne Fournier paru le 19 décembre

Le patron de la STQ, Stéphane Lafaut, supporte mal les commentaires pouvant créer des doutes dans la population. Il faut avoir la mèche courte compte tenu des histoires récentes de la STQ. Qui plus est, le F.-A.-Gauthier, la trouvaille du siècle, malgré une mise en cale sèche d’un an et après quelques heures de navigation, notre joyau national connaît des anomalies électriques. Deux conclusions possibles trouvent une réponse à cette situation pathétique :

  1. le MTQ est incapable de donner des mandats avec des précisions adéquates à un chantier naval;
  2. le chantier naval est incompétent ou le MTQ est aveugle.

Après tout, disons-le, pour des ingénieurs, voire pour le commun des mortels, un moteur électrique n’est pas la fin du monde en terme de complexité.

Trouverons-nous un jour quelqu’un d’imputable dans cette saga?

H. Louis Arbour

Lévis