«Je pouvais assister à une projection gratuite d’un film récent au parc Roland-Beaudin quand mes fesses étaient assises sur ma chaise, mais je ne pourrai pas assister à la projection d’un vieux film parce que mes fesses seraient assises sur le siège de mon char?» questionne Louise Lepage.
«Je pouvais assister à une projection gratuite d’un film récent au parc Roland-Beaudin quand mes fesses étaient assises sur ma chaise, mais je ne pourrai pas assister à la projection d’un vieux film parce que mes fesses seraient assises sur le siège de mon char?» questionne Louise Lepage.

Ciné-parcs: c’est quoi l’affaire?

POINT DE VUE / À chaque printemps, j’ai toujours hâte de recevoir la publication de la Ville de Québec qui annonce les spectacles et les films gratuits qui prendront l’affiche dans ses parcs. Il faut dire que le parc Roland-Beaudin est à moins d’une quinzaine de minutes à pied de chez moi. 

Les mercredis étaient soirs de cinéma. Chaise sous le bras, pop-corn acheté sur place pour encourager un organisme communautaire, couverture sur les épaules lorsque le temps devenait plus frisquet, j’écoutais le film projeté, film qui, souvent, avait pris l’affiche dans l’année.

Cette année, évidemment, je n’attendais pas la publication de la Ville. Je savais que le parc Roland-Beaudin resterait inanimé.

J’ai donc accueilli avec joie l’annonce du maire concernant l’ouverture des ciné-parcs gratuits. Quelle belle idée pour sortir enfin de cette morosité, en ces temps où les activités sont plutôt rares. En plus, je me faisais une joie de revivre l’expérience du ciné-parc. Et ce, peu importe que les films présentés soient des «vieux» films.

Or, voilà que les distributeurs de films ne veulent pas collaborer au projet du maire, parce que celui-ci refuse d’imposer un tarif à l’entrée. J’avoue que je ne la comprends pas celle-là. Je pouvais assister à une projection gratuite d’un film récent au parc Roland-Beaudin quand mes fesses étaient assises sur ma chaise, mais je ne pourrai pas assister à la projection d’un vieux film parce que mes fesses seraient assises sur le siège de mon char? C’est quoi l’affaire?

Il faudrait que les distributeurs de films me l’expliquent celle-là. Je ne la comprends pas.