«Je crois que si le gouvernement canadien et chaque province mettent en commun leur expertise afin de mieux répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, on augmenterait les chances de mieux satisfaire leurs besoins tout en leur permettant une fin de vie en toute dignité», exprime l'auteur de cette lettre.
«Je crois que si le gouvernement canadien et chaque province mettent en commun leur expertise afin de mieux répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, on augmenterait les chances de mieux satisfaire leurs besoins tout en leur permettant une fin de vie en toute dignité», exprime l'auteur de cette lettre.

CHSLD: pour des critères nationaux

POINT DE VUE / En réaction à la chronique de Brigitte Breton, Plus que des soins de gardiennage pour les aînés.

Je vous félicite pour la teneur de votre chronique du 8 juillet qui rejoint mes préoccupations. Dans la publicité effectuée par le gouvernement pour faire la promotion des maisons des aînés, l’accent est surtout mis sur le lieu physique et l’ajout de préposés. Je reconnais l’importance d’assurer à chaque personne notamment sa propre chambre avec air climatisé, son bain, sa douche et des aires communs. Cependant, lorsque j’ai lu dans les journaux les recommandations du rapport de la Société Royale du Canada sur la situation en CHSLD, je me suis demandé si le gouvernement avait fait la planification de ces maisons en tenant compte du personnel requis pour assurer des soins adéquats à ces personnes. 

Lors d’une entrevue accordée par madame Francine Ducharme, doyenne et professeure titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, co-auteure de ce rapport, cette dernière précisait qu’elle serait favorable à l’établissement de critères au niveau national pour déterminer les diverses catégories de personnel pour répondre adéquatement aux besoins des personnes admises dans ce type de milieu. Je suis en accord avec cette orientation. Je prends pour acquis qu’il faudrait également préciser les critères d’admission des personnes pouvant être admises dans ce type de milieu. Actuellement, au Québec, si mon information est exacte, on se base sur un nombre d’heures de soins requis pour déterminer l’admission de ces personnes.

En fonction des critères établis au niveau national en collaboration avec les provinces, les coûts devraient être évalués et des budgets être octroyés en conséquence. De plus, ces budgets pourraient être réajustés en fonction de l’augmentation du nombre de personnes âgées. 

Dans une deuxième étape, une démarche similaire devrait être effectuée pour le développement des soins à domicile. Cette démarche est aussi importante, mais il faut à tout prix éviter une autre catastrophe dans les centres d’hébergement. 

De plus, j’ai hâte de connaître les résultats d’étude qui vont démontrer les causes de succès et échecs des CHSLD, des centres privés conventionnés et des centres privés non conventionnés dans les diverses régions au Québec.

Je crois que si le gouvernement canadien et chaque province mettent en commun leur expertise afin de mieux répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, on augmenterait les chances de mieux satisfaire leurs besoins tout en leur permettant une fin de vie en toute dignité.

En s’unissant pour une même cause, on peut être plus fort.