Le chef de l’Opposition officielle à la Ville de Québec, Jean-François Gosselin

Chercher la cohérence (la suite)

En réponse à la chronique de Karine Gagnon du Journal de Québec du 4 février.

Sachez que nous sommes toujours en faveur d’un troisième lien, toutefois le projet doit être approfondi avant d’être appuyé sans réserve, une position que partage le maire de Québec. Le projet, qui était situé plus à l’est, aurait aussi été soumis aux mêmes études de besoins et de faisabilité advenant notre élection au pouvoir. Nous avons aussi constaté que vous avez écrit plus d’une trentaine d’articles contre le troisième lien, alors que vous m’accusez d’être redondant. Sachez que je ne traite plus de ce sujet à l’hôtel de ville depuis l’élection de la CAQ qui porte le projet. 

Mais pour revenir sur votre dernière chronique…

«Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a placé un hypothétique troisième lien dans l’est au cœur de sa campagne électorale, à l’automne 2017. On n’en connaissait pourtant ni le tracé, ni les coûts, ni les contraintes, qu’elles soient environnementales ou techniques.» Lors de la campagne électorale 2017, le maire de Québec a évoqué un projet de réseau structurant où on ne connaissait ni le tracé, ni les coûts, ni le mode (tramway), ni les contraintes, qu’elles soient environnementales ou techniques.

«Ces impacts pouvaient pourtant facilement être appréhendés pour les gens circulant sur Félix-Leclerc et Dufferin-Montmorency, notamment à Beauport où M. Gosselin siège comme conseiller. Des citoyens ont d’ailleurs déjà soulevé ces inquiétudes dans nos pages.» Mme Gagnon répétait pourtant dans ses chroniques qu’un lien à l’est serait inutile et peu achalandé en fonction de l’Enquête Origine-Destination 2017. J’ajouterais que l’arrondissement de Beauport avait un taux favorablement très élevé concernant ce projet, ce que je défendais en toute cohérence.

«M. Gosselin ne s’est pas non plus inquiété par rapport aux impacts qu’aurait un troisième lien dans l’est en contexte de pénurie de main-d’œuvre.» J’ai pris la parole à de nombreuses reprises pour soulever cet enjeu majeur dans la région, dont l’évolution est anémique malgré les grands discours du maire de Québec depuis plusieurs années. 

«Maintenant que le projet s’est transporté au centre, entre Québec et Lévis, voilà que M. Gosselin s’inquiète sur tous les fronts. Plus encore, il hésite à donner son appui.» : Faux. Depuis l’annonce de la nouvelle mouture, j’appuie le projet aux mêmes conditions qu’avant. Nous avons toutefois démontré de l’ouverture pour le changement du tracé qui permet de bonifier le transport en commun, ce pour quoi nous avons toujours été en accord également.

«La vérité, c’est que M. Gosselin vient de voir son principal cheval de bataille s’évanouir sous ses yeux.» C’est faux. Nous croyons que la présentation du nouveau tracé démontre que le projet avance et que le bureau de projet du troisième lien fait les analyses nécessaires. 

«Avec le troisième lien qui sera lié au réseau structurant, comment pourra-t-il réclamer encore un référendum qui ferait tomber les deux plus grands projets de l’histoire de Québec?» : Nous savons que le maire de Québec est fermé à la tenue d’un référendum et que la prochaine élection POURRAIT en être une référendaire. Nous travaillons depuis quelques mois à l’élaboration de notre projet, qui permettra de conserver le financement obtenu et qui viendra ajouter une «plus-value» au transport en commun dans la région.

«Mais quoi qu’il en soit, le projet de réseau structurant soutenu par le maire, et dont la Ville de Québec est maître d’œuvre, vient d’être mis à l’abri en étant lié au troisième lien. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la région de Québec. A contrario, l’infime poids politique que pouvaient peut-être détenir M. Gosselin et son équipe vient littéralement de leur filer entre les doigts.» : 

Je réussis à rester bien en selle, contrairement aux multiples porte-paroles du tramway qui se succèdent depuis le lancement du projet en mars 2018. Après le maire, M. Normand, Mme Savard, les directeurs (trices) de communications et le directeur du projet, je continue de défendre mes idées et mes valeurs, et j’en demeure très fier. 

Je suis privilégié et honoré d’être un élu. Je continuerai, avec mon équipe, de défendre les intérêts des citoyens de Québec et faire avancer notre magnifique ville vers l’avenir, lequel sera décidé par les citoyens le 7 novembre 2021.