Chemin temporaire à la Citadelle

POINT DE VUE / Le Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ) est solidaire des résidents de la rue St-Denis qui ont dû à nouveau intervenir auprès des médias pour faire part de leur exaspération quant à l’usage abusif qui est fait du chemin temporaire aménagé à la Citadelle.

Ce chemin temporaire, qui ne devait servir qu’aux véhicules d’urgence et exceptionnellement aux véhicules trop larges de l’entrepreneur affecté à la réalisation des travaux en cours aux fortifications, est utilisé de façon régulière par tout type de véhicules. Des photos et des vidéos captées régulièrement par les résidents montrent que le chemin est emprunté par des véhicules de travaux, des véhicules de livraison de toutes dimensions, des véhicules militaires ou des véhicules privés sortant du site tard en soirée.

Pourtant, le ministère de la Défense, lors d’une réunion tenue le 14 juin dernier au cours de laquelle assistaient le CCVQ, le conseiller municipal du quartier, un représentant du ministre Duclos et de Parcs Canada et des résidents de la rue St-Denis, s’était engagé à corriger la situation et à s’assurer que la circulation sur le chemin temporaire soit réservée aux véhicules d’urgence. Malheureusement, la situation n’a aucunement changé au cours des derniers mois. La Défense nationale a ainsi failli à ses engagements.

De plus, ce qui est inquiétant est la perspective que ce chemin temporaire devienne permanent. Ce chemin temporaire devenant permanent affectera grandement la beauté du site patrimonial. La balafre qui sera créée sur le glacis de la Citadelle défigurera le lieu où se promènent de très nombreux Québécois et touristes qui viennent y admirer la vue sur le fleuve, la terrasse Dufferin et le Vieux-Québec. Il est difficile de comprendre comment une telle décision puisse être entérinée par Parcs Canada, qui est garant de la préservation des lieux historiques et des conditions qui ont mené à l’inscription du Vieux-Québec sur la liste des villes du patrimoine mondial de l’UNESCO.

En appui aux résidents de la rue St-Denis, nous demandons à la Défense nationale de respecter ses engagements quant à l’usage du chemin temporaire et nous nous opposons à ce que ce chemin temporaire devienne permanent.