C’est la faute du système!

Dans son rapport concernant la mort tragique de la fillette de Granby survenue le 30 avril dernier, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de l’Estrie estime que personne n’est à blâmer relativement à la mort de la fillette de Granby, mais que c’est un «système complet» qui a failli à sa tâche, et ce, à plusieurs moments.

Au cours de l’enquête qui a conduit à 14 recommandations, le comité composé de 19 personnes est arrivé à la conclusion qu’une succession d’événements évitables ont placé la fillette dans une «situation à haut risque». Il recommande donc de renforcer la communication de même que la collaboration entre les différents intervenants en santé. De plus, selon l’une des recommandations du CIUSSS, les intervenants devraient se rendre le plus souvent possibles dans le milieu de vie des enfants.

Or, deux questions se posent: comment se fait-il d’une part que la communication entre les divers intervenants soit défaillante et d’autre part, que les intervenants ne se rendent pas assez souvent dans le milieu de vie des enfants? Le «système» est-il à blâmer dans ces carences observées ou si ce n’est pas plutôt le manque d’initiative des intervenants qui auraient dû se consulter sur l’état de la fillette et se déplacer régulièrement chez elle?

On aura beau jeter le blâme sur le système, il n’en demeure pas moins que ce sont des adultes «responsables» qui évoluent dans ce système et qu’ils ont le devoir de se parler entre eux sans pour autant que le système l’exige explicitement!

Henri Marineau

Québec