Carrefour des lecteurs

Lire, un acte de libération!

S’il existe une notion palpable du bonheur, elle réside dans l’espace-temps alloué à la lecture d’un livre. Sans doute parce qu’une grande marge de liberté s’installe entre moi et la matière textuelle à lire.

À l’époque où je résidais à Québec, je fréquentais presque tous les petits cafés de la rue Saint-Jean. Ils étaient tous devenus prétextes à la lecture. Alors, je partais à l’aventure avec un bon livre.

La lecture m’a conduit au plus grand divorce de ma vie, soit celui que j’ai fait d’avec la télévision. Lire le monde au lieu de le subir au petit écran. Devenir plus acteur que spectateur, puisque lire s’avère souvent un acte de création. En particulier la lecture de la poésie m’a toujours amené à me dépasser justement, en tant que lecteur, tout en m’apprenant à mieux écrire et indubitablement à mieux créer.

Et il faut dire aussi que je lis tout ce qui me tombe sous la main ou sur l’écran de mon ordinateur. Et les journaux, en version papier ou numérique, me gardent témoin de notre monde et me comblent face aux grands enjeux de notre société pour ne pas dire de notre humanité.

Mais au final - je n’en démords pas -, tenir un livre entre mes mains demeure ma principale source de bonheur en tant que lecteur. Un acte de libération inconditionnel.

Yvan Giguère

Saguenay

Carrefour des lecteurs

David contre Goliath ou le pouvoir citoyen

OPINION / Le jugement sur l’action collective entourant l’épisode des poussières rouges s’étant répandues le 26 octobre 2012 sur les quartiers centraux de la ville de Québec a été rendu.

Il y aura recouvrement et celui-ci sera collectif. Cette décision importante mérite qu’on s’y attarde, car elle met en lumière les rôles et les capacités des citoyen.ne.s lorsque surviennent des problèmes sanitaires et environnementaux. Le travail colossal réalisé par deux citoyens de Québec, Véronique Lalande et Louis Duchesne (nommons-les), a permis de rendre en partie justice à des milliers de personnes préoccupées par le problème de pollution de l’air causée par des activités industrielles se déroulant à proximité de leur milieu de vie. 

Pour certains, cette histoire peut évoquer le combat de David contre Goliath, ou celui de «petits» citoyen.ne.s qui se battent contre de «géants» industriels. Pour moi, elle permet d’imaginer un monde plus juste, où les rôles et les pouvoirs sont redéfinis et où les citoyen.ne.s se sentent fort.e.s comme Goliath lorsqu’il s’agit de protéger l’environnement et la santé des populations.

Isabelle Arseneau

Québec

Carrefour des lecteurs

Le Carnaval de la Grande Allée

Le lobbying des marchands de Grande Allée a porté fruit, car les deux parades défileront presque uniquement sur cette artère. 

Dans un virage se voulant familial regroupant l’ensemble des activités à la haute ville, soit le parc de l’Esplanade, les plaines d’Abraham et la Grande Allée, les dirigeants qui se sont succédé ont fait mourir le Carnaval à petit feu. 

À Québec, depuis 1955, le Carnaval de Québec est la plus grande fête populaire hivernale au monde, attirant des milliers de visiteurs et générant des retombées économiques, touristiques et sociales essentielles à Québec. Avec Bonhomme, son palais de glace, ses superbes parades, les duchesses et plusieurs autres activités, la fête est devenue une façon traditionnelle d’apprivoiser l’hiver, de se réchauffer cœurs et corps. 

En 2017, Daniel Gélinas est devenu un consultant pour le Carnaval avec un objectif bien précis de reconquérir le cœur des citoyens de Québec. Le consultant a préparé tout un plan de match pour plaire aux commerçants de la Grande Allée. M. Gélinas, vous avez concentré le Festival d’été sur la Grande Allée et voilà que la majorité des activités du Carnaval se dérouleront maintenant dans cette partie de la haute ville.

Jocelyn Boily, Québec

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Un aéroport de brousse

Trouver un taxi à l’aéroport de Québec est un travail à obstacles. Vendredi, en revenant du sud, je suis parti à la recherche d’un taxi. Ce n’est pas une mince affaire de trouver ce service puisque les affiches sont difficiles à trouver et les indications, tout aussi difficiles à suivre.

Pour avoir une voiture, il faut sortir dehors, marcher dans le froid, dans la neige et sur la glace. L’attente se fait dans un cagibi mal chauffé. Bref, ce service a été mal conçu et est indigne d’un aéroport international dans lequel des dizaines de millions ont été investis. Ce n’est pas un service de taxi conçu pour un aéroport international situé dans le nord, mais plutôt pour une piste d’un aéroport de brousse.

Bruno Giroux, Québec

Carrefour des lecteurs

TDAH = Ritalin?

Selon une étude, pour le groupe des 10 à 12 ans, le pourcentage d’enfants québécois avec un trouble déficitaire d’attention avec ou sans hyperactivité chez les enfants (TDAH) traité par médicament au Québec est de 13,97%, alors que dans le reste du Canada, il est de 5,08%. Pour les jeunes de 13 à 17 ans, le taux est passé de 3,4% à 9,9% entre 2006 et 2015, soit l’équivalent d’un jeune sur dix.

Les intervenants, parents et éducateurs, sont devenus intolérants à la turbulence chez certains enfants qu’ils identifient trop rapidement avec un TDAH au lieu de travailler en amont avec certains spécialistes sur les causes de l’anxiété de ces jeunes. Or, comme le Ritalin est devenu la solution la plus rapide, les jeunes sont gavés de médicaments qui, en réalité, ne font que surseoir à leurs problèmes d’attention… Dans ces circonstances, ne serait-il pas temps de sortir de l’équation TDAH = Ritalin, et de s’asseoir avec nos jeunes pour tenter de découvrir les origines de leur turbulence et de leur manque d’attention? À cet effet, je risque deux réponses : la dépendance à l’ordinateur et le manque d’activités physiques.

Henri Marineau, Québec

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Le prix de la bêtise humaine

Rappelons-nous la citation d’Albert Einstein : «Il y a deux choses qui sont infinies, l’univers et la bêtise humaine, l’univers, je suis moins certain!» Pensez aux montants astronomiques d’argent versés au fil du temps pour soutenir le milieu carcéral, la police, la magistrature et les systèmes de sécurité! La bêtise humaine, nourrie par les fraudes, le vol, les vendeurs de drogue, les agressions de toutes sortes, le vandalisme, les tueries qui dévastent les familles, tout cela freine le progrès! Malheureusement, la société en reproduit à chaque année, la mosaïque humaine est ainsi faite! Cela est peu édifiant de la part des gens munis d’une intelligence. Si tout l’argent qui sert à combattre et à réparer les conséquences douloureuses de la bêtise humaine servait à la recherche scientifique ou médicale, notre monde serait plus avancé et ainsi plusieurs maladies seraient vaincues. Vraiment dommage cette bêtise humaine.

Michel Beaumont, Québec