Vous avez dit «guichet d'accès» ?

Récemment, suite à une chirurgie d'un jour ayant nécessité la pose d'une sonde urinaire, j'ai dû compter sur les bons services du Guichet d'accès aux services de santé pour en être libérée.
Au réveil le lendemain matin, vers 8h30, le message d'une infirmière du guichet m'attend sur mon portable. J'appelle illico, un enregistrement m'informe que l'infirmière en question est absente pour la fin de semaine; de ne pas laisser de message si urgence, d'en référer à la téléphoniste. Plutôt mal en point et un peu affolée, il me faudra composer le même numéro à cinq reprises - la téléphoniste est aux abonnés absents- pour réaliser que l'enregistrement concerne la fin de semaine précédente.
À bout de réflexion, je laisse pourtant un message, espérant un retour d'appel. Qui vient. Où l'on me questionne : avez-vous une canne, vous déplacez-vous en marchette ? Non. Vous pouvez marcher, donc présentez-vous au CLSC. 
J'ai dû y attendre plus de deux heures pour me faire dire qu'une sonde ne devait pas demeurer en place plus de huit heures. Il m'en fallu 17 heures pour en être libérée. À l'hôpital, on m'avait pourtant assurée que l'infirmière viendrait à domicile. Je marchais comme une oie et avait de la difficulté à m'asseoir. Une bonne dizaine de minutes par grand froid m'était nécessaire pour arriver à bon port, mais qu'importe ? 
Morale de cette histoire? Un, il n'y a pas de véritable accès, et deux il n'y a pas davantage d'humanité dans ce service. Quelqu'un a récemment qualifié notre service de santé de limousine, à la SRC. Je rêve ou quoi ?
Thérèse Simard, Québec