Vols

Bombardier va voler sur l'air du Québec et d'Air Canada. La coupe de 7000 postes et le remplissage de la trésorerie plaisent aux investisseurs. L'entreprise contrôle ses dépenses, elle va survivre. Le secteur privé a prévu une trésorerie, mais pas d'«emploirie» en réserve pour les jours meilleurs.
Les mises à pied? S'en occupe l'assurance chômage du secteur public, «ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal». C'est pourtant l'argent public qui va sauver la mise des actionnaires. Ils misent aussi sur celui du fédéral. Ils pourraient au moins nous dire merci en restant dans la famille, en cessant leurs vols aux paradis fiscaux.
Pascal Barrette
Ottawa