Voir grand, intelligemment

J'habite Québec depuis plus de 40 ans. C'est une ville que j'aime et j'ai à coeur son développement. Pour elle, je rêve «grand». Mais qu'est-ce que rêver «grand»pour une ville en 2017?
Est-ce élargir et prolonger les autoroutes, construire un autre pont, ériger une autre tour à Sainte-Foy? Ce n'est sûrement pas cela, car la preuve est faite que ces actions ne mènent invariablement qu'à davantage d'autos, d'embouteillages, de pollution et surtout à une qualité de vie moindre pour ses habitants. Pour s'en convaincre, nous n'avons qu'à regarder plusieurs grandes villes américaines, Los Angeles en tête. C'est un modèle de développement dépassé où le progrès dans une ville était associé à des autoroutes et des immeubles en hauteur. Actuellement dans ces projets, nous sommes en train de rêver «petit».
Ne vaudrait-il pas mieux travailler à contenir le nombre de véhicules sur la route par la mise en place d'un réseau de transport en commun efficace, confortable et rapide, qui desservirait tous les quartiers et pôles de développement, par une densification intelligente qui préviendrait la congestion de certaines parties de la ville, par le développement d'un réseau cyclable continu bien intégré et convivial, par des aménagements urbains qui incitent à marcher, par des incitatifs financiers pour le covoiturage, l'utilisation du transport en commun et les transports actifs, etc.
«Innovons» au lieu de répéter les erreurs que d'autres ont faites!
Nous avons actuellement une belle occasion de nous distinguer comme ville nord-américaine, de prendre nos distances d'un modèle de développement axé sur l'automobile qui ne marche pas. Envisageons d'autres solutions plutôt que de dépenser à élargir les autoroutes et à construire davantage pour l'automobile. 
Soyons créatifs, rêvons «grand»!
Claude Céré, architecte retraité, Québec
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Un bien petit crucifix
L'administration du CHU Hôpital Saint-Sacrement a remis une croix avec une plaque en dessous. Ce n'est pas la belle grosse croix originale qui a été remise sur le mur au rez-de-chaussée entre les deux ascenseurs. C'est une plus petite croix qui n'appartient pas à l'histoire de l'hôpital. Remettez, s'il vous plaît, la vraie croix originale, et mettez la plaque à côté si l'espace ne le permet pas de le mettre en dessous.
Bruno Riendeau, Québec