Si le recul du français au Québec et au Canada constaté par Statistique Canada dans le dernier recensement s'accentue aussi dans les milieux de travail au Québec, le gouvernement Couillard devra intervenir pour assurer la pérennité de la langue française.

Vive le provincial libre

C'est en ces termes que Philippe Couillard aurait pu qualifier sa nouvelle religion constitutionnelle proclamée à «la balustrade de l'autel du vide».
Cinquante ans après la phrase historique du général de Gaulle, le Québec en est rendu à négocier un dialogue avec le reste du Canada comme si, après 150 ans de vie canadienne, il fallait encore justifier notre existence et notre différence. Ce n'est pas en quémandant, comme le fait le premier ministre Couillard, qu'un peuple apprend à marcher debout.
Depuis 1982, Trudeau père a cadenassé tout changement constitutionnel et le fils Justin semble avoir avalé la clé. Quel mépris de la part de ce dernier qui refuse d'ouvrir la porte à une réintégration «honorable et enthousiaste» du Québec dans le giron constitutionnel. Où sont les députés libéraux fédéraux du Québec qui cautionnent un tel manque de respect? Combien de temps encore le Québec demeurera-t-il à la marge du Canada? À l'image de la dérive des continents, le Québec finira-t-il par se séparer naturellement de ces terres souvent inhospitalières?
Si Philippe Couillard nous mène en bateau sur une mer électorale, Justin Trudeau, lui, refuse de naviguer dans ces eaux troubles, de peur de risquer le naufrage de son parti auprès des anglophones dans le reste du Canada.
Ces deux personnages veulent maintenir le Québec dans son statut de dépendance provinciale. On est loin des aspirations qui se projetaient pour le Québec après le passage libérateur du président français en 1967.
Marcel Perron, Neuville