Pierre Karl Péladeau et François Legault

Vieux spectres de la peur

Est-ce que la venue de Pierre Karl Péladeau comme le chef d'opposition officielle à l'Assemblée nationale fait sortir les vieilles rengaines de politiciens apeurés? D'après moi, M. Legault est inquiet de perdre dans Jean-Talon et dans Chauveau, où des élections partielles se tiendront le 8 juin.
Au lieu de féliciter le chef de l'Opposition, qui a invité d'un ton courtois le premier ministre à convoquer un vaste forum économique dès septembre prochain, François Legault a sorti le vieux spectre de la peur et de l'incertitude. Paniquant sur la montée du Parti québécois, il a déclaré que l'arrivée de monsieur Péladeau crée de l'instabilité économique parce qu'il pourrait prendre le pouvoir en 2018 et ordonner la tenue d'un référendum sur la souveraineté.
Selon moi, monsieur Péladeau possède une expérience plus vaste que celle dont peut s'enorgueillir le premier ministre lui-même. Monsieur Legault devrait plutôt s'acharner sur l'instabilité libérale, en soulignant les événements et les pertes d'emplois survenues récemment chez Alcan, Bombardier, SNC-Lavalin et au Cirque du Soleil. Le chef de la CAQ a ajouté que la présence d'un gouvernement fédéraliste au Québec n'est pas suffisante pour rassurer le milieu des affaires.
Jocelyn Boily, Québec