Le déplacement de M. Obama en Pologne est destiné à assurer les pays de l'Europe de l'Est de l'engagement des États-Unis à défendre la sécurité de leurs alliés au sein de l'OTAN après la prise de contrôle de la Crimée par la Russie aux dépens de Kiev.

Vers une guerre nucléaire?

Alors que l'actualité est saturée de nouvelles sur l'Ebola et les nouveaux droits discutables du SCRS, les États-Unis semblent plus impatients que jamais à vouloir plonger la planète dans une troisième guerre mondiale nucléaire contre la Russie.
Alors que l'OTAN s'est exercée dans les derniers jours, au cours de l'exercice Steadfast Noon 2014, à l'utilisation d'armes nucléaires (factices) américaines dans le nord de l'Italie, avec des avions de l'Allemagne, de la Belgique, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Turquie et des États-Unis, l'administration Obama et le Pentagone prétendent que les vols effectués par des avions de guerre russes au-dessus des eaux internationales constituent une «intimidation politique» et une «agression russe».
Le danger d'une telle accusation est que selon l'article 5 de la Charte de l'OTAN, une «agression russe» (qui n'a pas eu lieu) donnerait un prétexte légal pour une attaque militaire américaine contre une «force armée nucléairement», c'est-à-dire les Russes. Cependant, comme ces vols se sont faits au-dessus des eaux internationales, ils violent l'espace aérien d'aucun pays.
Pire encore, le gouvernement de Barack Obama s'apprête à doubler la dette nationale américaine pour «moderniser» l'arsenal nucléaire américain.
Selon des experts, si ces deux pays (96 % des têtes nucléaires mondiales) entraient en guerre nucléaire ouverte, l'hémisphère nord de la planète serait détruit.
La Russie ayant comme alliés la Chine (qui a promis de protéger la Russie en cas d'attaque, et à qui nous sommes en train d'abandonner nos ressources minières), la Syrie, l'Iran et la Corée du Nord, et la Chine ayant l'ambition d'attaquer l'Inde, le Pakistan et le Japon, tout est sur la table pour la venue d'une troisième guerre mondiale, peut-être nucléaire.
La priorité politique ne devrait-elle pas être d'empêcher un tel conflit, au lieu de chercher à le provoquer?
Jean-Philippe Déry, L'Ancienne-Lorette