Vaut mieux prévenir que guérir

À la suite de l’une des attaques antisémites la plus meurtrière des États-Unis faisant 11 morts et 6 blessés dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie le président Donald Trump estime que cet acte n’avait rien à voir avec la législation sur les armes à feu. De plus, il ose ajouter que s’il y avait eu des gardes armés dans les lieux de culte, comme ça avait été proposé également dans les écoles et dans tous les lieux publics il n’y aurait pas eu ce problème-là.

Au lieu de s’éloigner du lobby des armes à feu, il propose plutôt de renforcer la législation sur la peine de mort. Il agit à l’inverse du bon sens et de la logique, car vaut mieux prévenir que guérir. Souvenons-nous qu’après la tuerie dans une école secondaire de Parkland le 14 février 2018 les jeunes survivants de cette école avaient essayé de lancer le débat pour que cela devienne un enjeu de la campagne électorale. Ils avaient échoué, ça n’avait pas été un enjeu.

C’est la même chose qui se produit à quelques jours des élections de mi-mandat. Mais monsieur Trump durcit le ton et essaie de montrer qu’il est le président. Il veut couper l’herbe sous le pied de toutes les critiques qui ne vont pas manquer de s’élever dans les prochains jours. Dans son langage habituellement controversé, il ajoute que les personnes qui font ce genre de chose devraient se voir infliger immédiatement la peine de mort.

Imaginez c’est le premier homme politique à avoir appelé le nouveau président élu du Brésil Jair Bolsonaro. Ce nouveau président d’extrême droite ouvertement homophobe a dans sa ligne de mire, les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT et militants et regroupements de gauche.

Jocelyn Boily, Québec