Outre le hareng, la truite s'invite aussi dans les assiettes.

Usage d'antibiotiques encadré

En réaction au texte «Sus aux antibiotiques dans la viande» de la journaliste Claudette Samson
Nous avons pris connaissance de votre article qui traite de l'utilisation des antibiotiques comme facteur de croissance dans l'alimentation des animaux.
Pour faire suite aux propos que vous avez mentionnés: «Et mis à part les viandes biologiques et quelques produits de niche, les antibiotiques sont dans tous les élevages : boeuf, veau, porc, poulet, poisson...», j'aimerais apporter quelques précisions. Au Québec, aucun antibiotique n'est ajouté comme facteur de croissance dans l'alimentation des poissons. Des antibiotiques peuvent être utilisés pour le traitement de maladies spécifiques, uniquement si nécessaire, et toujours sous la surveillance d'un vétérinaire. Lorsqu'une telle situation survient, une période de retrait obligatoire est appliquée avant la commercialisation des produits pour consommation humaine afin de s'assurer de l'élimination des résidus du produit de traitement. L'usage des antibiotiques en aquaculture est encadré par Santé Canada et les poissons provenant de l'étranger ne sont pas nécessairement soumis aux mêmes normes d'élevage qu'au Canada.
Il faut mentionner que la production de poissons au Québec correspond à 1200 tonnes par année dont environ 350 sont destinées au marché de la consommation. Cette production répond a uniquement 8% de la consommation de truite du marché de la table. Celle dans des installations terrestres, telle que pratiqué au Québec, reçoit les mentions «Recommandé - meilleur choix» d'organismes environnementaux tels que SeaChoice et Oceans Wise.
Sylvain Lareau, Ph.D, directeur de l'Association des Aquaculteurs du Québec